
![]() 50 à 100% d’augmentation du prix des engrais avec parfois des disponibilités limitées, diminution de l’emploi des pesticides dans la cadre du grenelle de l’environnement, etc… Peut-on produire un fourrage stocké de valeur correct et à faible coût ? Depuis plusieurs années, les GEDA mènent des essais ou des démonstrations sur l’ensilage d’association céréales-protéagineux, avec au final des résultats plus que probant. En 2008, pas d’effet azoteMalgré un reliquat sortie hiver moyen (52 u d’azote), l’apport d’azote n’apporte pas de rendement supplémentaire. La part importante de protéagineux dans les mélanges (mauvaise levée des céréales avec l’automne sec, hiver doux sans excès d’eau, minéralisation au printemps) explique en partie ce résultat. Privilégier des espèces de grandes taillesDans cette démonstration, le mélange à base de blé, orge et pois protéagineux ne fait pas suffisamment de biomasse pour espérer un bon rendement. Il est aussi peu concurrentiel par rapport aux adventices, donc cette association présente peu d’intérêt. A l’opposé, le triticale et l’avoine sont des plantes à fort développement végétatif qui permet de faire du rendement et de concurrencer les mauvaises herbes. Un fourrage de qualité moyenneEn implantant une association blé, orge et pois protéagineux, on espérait avoir un mélange de meilleure qualité. Au final, on obtient un fourrage de qualité proche d’un RGI en première coupe, mais son rendement est décevant. Les autres mélanges, de qualité inférieure, sont très bien adaptés pour l’alimentation des génisses ou des vaches allaitantes. Pour des animaux à fort besoin, ce fourrage sera distribué en complément pour limiter les risques d’acidose, mais il ne pourra être distribué en ration de base, sous peine de limiter les performances des animaux. Quels mélanges implanter ?Après quelques années d’expériences, nous avons observés des règles de base à respecter. |
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