Chambre d’agriculture : Propos de saison
Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison.
Analyser son sol pour connaître sa fertilité
Il n’y a pas de petites économies dans la gestion d’une exploitation agricole. Réaliser des analyses de sol est un bon outil de suivi de la fertilité chimique de son sol et cela répond parfois en plus à une obligation réglementaire. Dans nos exploitations de polyculture élevage, une bonne gestion des engrais organiques permet de substantielles économies mais il convient de surveiller tous les cinq ans environ, sur une zone homogène et à la même saison, les teneurs du sol. En bocage, un pH compris entre 5,8 et 6,2 est souvent satisfaisant ; le rapport Ca/CEC doit être compris entre 60 % pour les prairies et 80 % pour l’orge, le pois ou les luzernières. La potasse doit aussi être surveillée car ses carences sont de plus en plus nombreuses. Ce qu’il faut, rien que ce qu’il faut car les carences mais aussi les excès ont des impacts sur les rendements des cultures.
L’automne, après les récoltes et les premières pluies, est une bonne période pour réaliser les prélèvements de terres avant d’éventuels apports organiques ou amendements. Parlez-en avec votre conseiller agricole ou réalisateur de plan de fertilisation.En bocage, un pH compris entre 5,8 et 6,2 est souvent satisfaisant ; le rapport Ca/CEC doit être compris entre 60 % pour les prairies et 80 % pour l’orge, le pois ou les luzernières
Frédéric Mazoué – Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Céréales à pailles et risque taupin
Depuis quelques années, nous constatons dans les céréales à paille une recrudescence du taupin dans le département.
Le taupin des céréales d’hiver est certes moins marqué que sur les cultures de printemps mais n’est pas à négliger. Plusieurs facteurs peuvent favoriser le développement de ce nuisible dans la parcelle : la présence de prairie de plus de quatre ans dans la rotation, un sol meuble (terre légère) et riche en matière organique et un hiver doux. Les pertes peuvent être plus ou moins importantes en fonction du ou des risques de la parcelle.
Pour limiter les dégâts, le mieux est d’anticiper. Un déchaumage pourra être réalisé le plus tôt possible afin d’éliminer les œufs et les jeunes larves entraînant ainsi un abaissement du niveau des populations. Choisir une variété à fort tallage et augmenter votre densité de semis contribuent également à réduire les pertes. Il n’y a pas de traitement possible en végétation, il est donc judicieux selon la situation, d’opter pour un traitement de semences. Ces traitements de semences à base de pyréthrinoïdes permettent de protéger la plante contre les attaques de ce nuisible.
Nelly Réveillère – Chambre d’agriculture Pays de la Loire