Selon Coop de France, nutrition animale et le SNIA, la baisse frappe tous les grands secteurs : les aliments pour bovins ont régressé de 7,8 %, ceux pour porcs de 7,6 % et les aliments pour la volaille de 4,5 %. Si les chiffres de décembre dernier doivent être pris avec prudence, en revanche, pour l’ensemble de l’exercice écoulé, la cause est entendue. Le volume des fabrications françaises a porté, l’an dernier, sur 20,34 Mt, soit un recul de 1,2 % sur 2010. Les aliments pour bovins ont perdu 2 % avec 4,13 Mt, ceux destinés aux porcs, 2,1 % avec 5,53 Mt, tandis que les aliments pour volailles se maintenaient tout juste (-0,2 %) pour un tonnage de 8,43 Mt. La diminution de la production d’aliments bovins s’explique toujours par l’abondance de fourrage à l’automne (sauf dans certaines zones) ayant permis un maintien tardif des animaux à l’herbe. S’agissant du porc, c’est un problème endémique, tandis que pour la volaille le recul est en grande partie la conséquence de l’application pour les poules pondeuses des nouvelles normes de confort ayant entraîné la baisse des mises en place pour l’installation des cages. La progression des aliments pour poulets, + 2,2 % et pour les palmipèdes, 1,4 %, a permis de compenser cette baisse des spécialités pour pondeuses qui peut être considérée comme ponctuelle. Néanmoins, après cette nouvelle diminution des fabrications, la France qui avait déjà perdu, de très peu, son leadership européen l’an dernier au profit de l’Allemagne, risque de voir l’écart se creuser. Cependant, les premières tendances qui se dessinent pour janvier 2012, sont plus équilibrées et si l’on exclut les éléments exceptionnels notés en 2011 pour les bovins et les pondeuses, les perspectives pour 2012 seraient plus optimistes.