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Avec le PDE collectif, prendre son avenir en mains !

JA 85 // 02 51 36 84 07
23/09/2011 I Mise à jour : 12:00 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Avec le lancement du Plan de Développement de l’Exploitation (PDE) collectif, un nouvel accompagnement à l’installation est sur les rails depuis fin août. Mais qu’en pensent les intéressés : professionnels JA85, conseillers, et candidats à l’installation ?

Le Plan de Professionnalisation Personnalisé, plus couramment appelé 3P (voir précisions en bas de page), intègre le Stage Préparatoire à l’Installation (SPI). Il s’agit de 8-10 jours de formations, à raison d’une par semaine, qui abordent différents aspects : contexte agricole ; élaboration des hypothèses du projet du jeune, sécurisation du projet sur le plan juridique ; l’installation en société pour les candidats concernés ; adéquation entre projet de vie et projet professionnel ; analyse de la durabilité du projet. Des journées complémentaires (formations, stages…) peuvent également être recommandées pour acquérir les compétences indispensables à la réussite du projet.

Dans le cadre du SPI, les candidats à l’installation établissent leur PDE (Plan de Développement de l’Exploitation). C’est une étude économique du projet d’installation élaborée sur 5 ans qui doit répondre à des critères minimum de revenu. Avec le nouveau dispositif, le PDE est réalisé en session collective depuis peu.

Qu'en pensent les professionnels JA85, conseillers, et candidats à l’installation ?

Questions à Damien Hériault, responsable installation et vice-président des JA 85 :

De quel constat est né le PDE collectif et quels sont les avantages de ce nouveau dispositif ?
DH : « Depuis quelques mois, au sein du groupe installation des JA, plusieurs réflexions sont conduites avec des constats qui nous ont forcé à faire bouger les choses. Aujourd’hui les connaissances en comptabilité et en gestion des candidats à l’installation ont progressé. Dans un monde où les échanges sont devenus instantanés, comme on le voit avec l’utilisation de Twitter et Facebook, le format papier et la saisie du parcours à l’installation qui se faisait par des techniciens, après échanges avec le jeune, sont désormais dépassés. Nous souhaitions que cet échange se fasse en groupe et de façon informatisée pour que chaque candidat puisse faire évoluer les hypothèses de son projet plus facilement.
Afin de garantir un suivi de chaque dossier, nous avons fait le choix de conserver la visite d’un technicien sur l’exploitation pour étudier les particularités de chaque projet. Notre objectif, c’est que chaque jeune se plonge dans son étude économique afin de connaître les opportunités et les limites de son projet, pour mieux appréhender les événements au moment de l’installation. Une installation bien préparée, c’est une installation réussie
».

Les autres départements des Pays de la Loire fonctionnaient-ils déjà avec un PDE collectif ?
DH : « Le constat qui a été fait en Vendée était le même dans tous les départements des Pays de la Loire. Nous avons donc conduit une réflexion au niveau régional pour harmoniser au mieux le contenu de la formation. Deux départements ont servi de pilote : la Mayenne et la Loire-Atlantique. Par contre, en fonction des départements, le logiciel utilisé est différent. En Vendée, nous avons fait le choix de travailler avec le logiciel qu’utilisent déjà les techniciens ADASEA afin d’éviter la double saisie et ainsi gagner du temps ».

L’analyse des formateurs de l’ADPS qui animent des journées du SPI

Julie Azema et Samuel Garnaud sont des formateurs de l’ADPS qui animent des journées du SPI.

Que pensez-vous du PDE collectif après ces premières journées de stages ?
« Le PDE collectif est très positif. Les jeunes sont plus investis qu’auparavant dans leurs chiffres, leurs hypothèses, la réalisation de leur projet. Avec ce nouveau dispositif, ils sont complètement acteurs de leur projet. Nous avons été agréablement surpris par leur vitesse d’avancement au niveau de la saisie informatique ».

Comment se déroule ce nouveau SPI ?
« Le chiffrage du projet dure 3 jours accompagnés par leur formateur et un conseiller installation. Afin de mûrir leur projet dans toute sa globalité, les jeunes alternent les journées d’échanges ou d’interventions avec les journées de saisie et d’analyse de leur PDE. A l’issue du SPI, les jeunes ont donc un PDE saisi pour sa plus grande partie. Reste ensuite aux jeunes à le finaliser lors de leur rendez-vous de bouclage avec le conseiller installation qui suit leur projet ».

L’analyse des conseillers installation de l’ADASEA :

Claudie Retailleau et Stephane Chiffoleau sont les conseillers installation qui suivent les deux premiers groupes du SPI réalisant le PDE en session collective. Que pensent-ils de cet accompagnement à l'issue de ces premières journées ?

« Les objectifs poursuivis au travers du PDE sont toujours la maîtrise par le candidat de son projet, et la réalisation d'une étude fiable pour le partenaire bancaire et les demandes d'aides pour lesquels le PDE sert d’engagement sur 5 ans.
Au cours des 3 jours en groupe, un conseiller installation présente l'outil informatique et accompagne la saisie et l'analyse avec le formateur ADPS. Nous avons adapté l'accompagnement individuel (visite d’exploitation, rendez-vous de bouclage) à ce nouveau dispositif sans rallonger les délais ni le parcours à l'installation. Chacun est toujours pressé d'arriver aux conclusions d'une étude prévisionnelle, mais le partage avec le groupe, les futurs associés et le conseiller permet de s'assurer que les éléments de base de l'étude sont compris, réfléchis et fiables, afin qu’elle soit vraiment un outil d’aide aux décisions qui doivent être cohérentes avec les investissements et le plan de financement. Il est encore trop tôt pour tirer les conclusions sur les 2 groupes qui viennent de démarrer, quelques adaptations seront peut être nécessaires, mais les premiers éléments sont très encourageants et correspondent bien aux objectifs fixés
».

La parole aux stagiaires :

Caroline Meriet et Anthony Guillaud réalisent en ce moment leur SPI (stage préparatoire à l'installation). Ils livrent ci-dessous leurs premières impressions sur le nouveau dispositif d'accompagnement.

CM : « Pour ma part, la saisie sur informatique se passe bien. Le fait d’être en groupe nous incite aussi à nous entraider, à discuter de nos projets. Globalement, c’est plutôt intéressant de réaliser son PDE en session collective ».

AG : « Le logiciel me semble assez simple à prendre en main, mais c’est peut-être plus compliqué pour les productions spécifiques comme le vin ou les chevaux. Je ne pense pas que le niveau d’informatique des jeunes soit un frein, il faut surtout bien préparer ses chiffres. Avant de réaliser la saisie, les conseillers nous demandent de chercher les informations chez nous, ce qui nous aide à prendre en main nos chiffres. »

Pour ces deux stagiaires, le SPI n’est pas encore terminé, mais pour le moment ils sont plutôt satisfaits de l’accompagnement proposé.

Qu'est ce que le 3P ?

Le 3P : Plan de professionnalisation personnalisé
L’objectif de ce plan est de rendre l’installation aidée plus accessible à des candidats présentant des profils variés. Il s’agit de mettre en adéquation les compétences acquises et le projet du jeune via une formation personnalisée.


Sigles :

CDOA : Commission Départementale d’Orientation Agricole
CE3P : Comité d’Elaboration du 3P
SPI : Stage Préparatoire à l’Installation
PDE : Plan de Développement de l’Exploitation
3P : Plan de Professionnalisation Personnalisé

   
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