A la suite de la publication d’une enquête de l’association Familles rurales, annonçant une hausse générale des prix des fruits et légumes entre l’été 2009 et 2010, l’interprofession du secteur (Interfel) contre-attaque, récusant de nombreux chiffres.
Le communiqué est truffé de chiffres, la contre-attaque se veut rigoureusement précise. Interfel, l’interprofession des fruits et légumes, conteste les conclusions de l’enquête commandée par l’association Familles rurales, intitulée : « Observatoire des prix « fruits et légumes » – été 2010 ». Dans cette enquête, les résultats présentés font état d’une hausse générale des prix dans le secteur en 2010, comparés aux relevés effectués en 2009. De plus, les productions issues de l’agriculture biologique sont bien plus chères que le non bio, toujours selon le document. Enfin, Familles rurales annonce une baisse des prix cet été, entre les relevés de juin et juillet (enquête menée sur deux semaines : celles du 14 juin et du 12 juillet 2010), de 7,6 % pour les fruits et de 5,6 % pour les légumes.
Interfel réfute tout d’abord les écarts moyens entre les prix du bio et du conventionnel qui seraient de 68 % pour les fruits bio et de 69 % pour les légumes. Selon elle, ces écarts sont « bien inférieurs » : 16 % pour les fruits et 23 % pour les légumes.
Méthodologie…
De plus, l’interprofession fruits et légumes conteste les niveaux de hausses de prix en 2010 présentés. Selon l’enquête de Familles Rurales, la hausse depuis un an serait de 11,1 % pour les fruits et de 5,5 % pour les légumes non bio. Or, l’interprofession relève de son côté une augmentation moindre pour les fruits (+8 %) et supérieure pour les légumes (+16 %).
Enfin, globalement, Interfel conteste la méthodologie d’enquête utilisée par Familles
rurales pour réaliser son « Observatoire », publié annuellement depuis 2007. Pour l’interprofession, cet Observatoire ne couvre qu’une « très courte période » (deux semaines) et ne porte que sur « seulement 38 départements ».