« La nature nous a faits omnivores, nous ne pouvons pas nous passer de protéines animales. Il est nécessaire de consommer de la viande rouge française », a déclaré Chantal Jouanno, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie dans le Cantal, le 23 juillet.
Invitée avec Alain Marleix, le secrétaire d’Etat à l’intérieur sur une estive, dans le Cantal, par le président de la Fédération nationale bovine, Pierre Chevalier, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie s’est montrée satisfaite de son périple. Comme la FNB d’ailleurs.
Ses hôtes avaient à c½ur de lui montrer la contribution de l’élevage allaitant au maintien et à l’entretien des paysages ruraux et de leur biodiversité. Et le défi devant lequel sont placés les éleveurs qui doivent répondre simultanément aux exigences des consommateurs en termes de prix et de qualité de la viande et aux attentes de la société pour ce qui est de la protection de l’environnement.
Message reçu dans le Cantal. Chantal Jouanno refuse de laisser développer l’idée selon laquelle, « l’agriculture et l’écologie sont en opposition. Elles sont en partie liées, alors essayons de mener ce combat en commun ». D’ailleurs, la ministre a tenu à préciser qu’en matière de lutte contre le réchauffement climatique, « le stockage de carbone des prairies doit être pris en compte dans les contributions positives de l’élevage. De la même manière, la préservation des zones humides ne peut se faire sans les agriculteurs ».