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Choisir un nettoyeur haute pression selon l’intensité d’utilisation

Agnès COMBES Webmaster / 02 51 36 82 06
23/07/2009 I Mise à jour : 10:26 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Le choix d’un nettoyeur se fait d’abord en fonction de la périodicité d’utilisation, puis de l’usage que l’on en fait.

La pression de service et le débit disponible sont deux critères techniques importants lors du choix d’un nettoyeur. C’est le débit de l’eau qui génère la qualité du nettoyage, plus que la pression de l’eau. Un nettoyeur haute pression performant se caractérise par un bon compromis entre ces deux caractéristiques.

Regarder le débit instantané

En ce qui concerne le débit, il est préférable de tenir compte du débit instantané, en litres par minute, plutôt que du débit en litres par heure.

Par exemple, un nettoyeur qui fournit vingt litres par minute offre un volume d’eau plus important que celui qui débite 900 l/heure (15 l/min).

Dans le cas de nettoyages fréquents de matériels (10- 15 heures d’utilisation par semaine), il est conseillé d’employer un appareil capable de fournir une pression de service de 180 à 220 bars et un débit d’au moins 1200 l/h (20 l/min). Pour un usage inférieur à dix heures par semaine, il est possible d’utiliser un nettoyeur offrant une pression de service de 140 à 160 bars et un débit de 800 l/h (13 l/min). Une catégorie intermédiaire existe pour des utilisations semi-intensives. Pour le nettoyage ou la désinfection d’un bâtiment de stockage par exemple, la pression et le débit peuvent être faibles (environ 20 bars et 300 litres/heure ou 5 l/min). Les nettoyeurs utilisés en agriculture pulvérisent le plus souvent de l’eau froide.

Un nettoyeur haute pression avec dispositif de chauffage de l’eau peut être utile pour le dégraissage de matériels, notamment en présence d’huile sur les capots et sur le moteur. Il est recommandé d’ajouter dans ce cas un produit détergent qui améliore le dégraissage. Pour ce faire, l’appareil doit disposer d’un dispositif d’aspiration ou d’un réservoir annexe intégré.

La buse en fonction du jet souhaité

Deux éléments principaux du nettoyeur créent la pression dans le circuit : la gâchette de la lance et la buse. En choisissant un diamètre réduit de buse, cette dernière va procurer un jet « crayon » (pression élevée) qui permet un lavage agressif sur une surface réduite.

Ce type de jet fin peut endommager les joints, les roulements ainsi que les composants électroniques, voire la peinture. Un jet plat, formé par une buse ayant un gros diamètre, facilite le nettoyage d’une surface importante à une pression limitée. La buse rotative, elle, créée un mouvement mécanique qui met en rotation le flux d’eau.

L’effet de tourbillon augmente l’action du jet, ce qui accélère le nettoyage. L’utilisateur doit adapter la position du jet ainsi que la distance entre la lance et les éléments à nettoyer. En doublant l’espace entre la buse et le matériel, la pression au point d’impact est divisée par deux, pour une pression et un débit identiques au départ. L’eau sous pression peut pénétrer dans les cages de roulement et en chasser la graisse. Un graissage complet est conseillé après le lavage.

   
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