Afin de mieux maîtriser les problèmes digestifs en engraissement, les éleveurs ont de plus en plus souvent recours au rationnement.
L’efficacité d’un rationnement, démontré dans de nombreuses études, a permis de mettre en évidence qu’un rationnement de 20% de la consommation théorique d’aliment permettait de réduire la mortalité liée aux troubles digestifs. Cependant, l’alimentation et l’abreuvement sont souvent les principaux facteurs d’apparition des troubles digestifs.
Il ne faut donc pas oublier qu’ils ne sont pas les seuls. Les conditions d’ambiance, de maîtrise sanitaire, de désinfection, de respect des règles sanitaire de base, … sont autant de points importants à maîtriser afin de limiter les risques d’apparition de problèmes sanitaires.
Avant d’envisager le rationnement des lapereaux, l’éleveur doit :
- peser régulièrement un nombre suffisant d’animaux afin de surveiller la courbe de croissance,
- relever tous les jours les quantités d’eau consommées (une variation importante des quantités consommées est souvent signe précurseur d’apparition d’un problème),
- autopsier les animaux afin de déterminer les causes de mortalité,
- trouver, en relation avec son technicien de groupement, les méthodes les plus adaptées à la situation de l’élevage,
- vérifier la qualité de l’eau de boisson proposée aux animaux (analyse bactériologique en bout de ligne de pipette).
Ce rationnement alimentaire, même s'il démontre une certaine efficacité, est souvent difficile à mettre en œuvre, car la variation du nombre de lapereaux par cage, le débit du matériel, la régularité de ce débit, la capacité des mangeoires, sont autant de paramètres à prendre en considération.
Benoit Greffard