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Les engrais dits « starter » comme le « 18-46 » apportés au moment du semis de maïs font l’objet comme l’ensemble des engrais minéraux d’une augmentation de prix très importante. A ceci s’ajoute une efficacité sur le rendement qui n'est pas toujours évidente. A Bessay, au GAEC LA Maison Neuve, le 18-46 n'est plus au menu depuis de nombreuses années. Les semis de maïs juste terminés que déjà on parlait d'engrais starter pour la prochaine campagne. Des certitudes : les prix qui flambent; des incertitudes: les disponibilités. Cette année, la hausse des prix des engrais a atteint 50 % sur la période juin 2007 à mars 2008. Les engrais azotés pour leur fabrication dépendent du marché de l'énergie (gaz), subissant de plein fouet la flambée du prix du pétrole. Parallèlement, L'augmentation des prix des céréales et l'amélioration de la productivité suscitent une progression de la demande mondiale d'engrais. Dans ce contexte l'offre suit difficilement la demande. L'optimisation de la fertilisation est plus que jamais d'actualité. L'engrais starter est il toujours justifiéC'est avant tout une sécurité pour le démarrage de la culture. Il est utile en conditions défavorables : printemps froid, sols tassés, difficiles à réchauffer, parcelles mal exposées. En TCS, il est sans doute plus difficile de s'en passer. L'apport de 18/46 au semis se traduit par un démarrage plus rapide. Le maïs est moins sensible aux ravageurs (taupins, noctuelles,…). Il est visuellement plus beau, plus vigoureux. Au stade 6 – 7 feuilles, il y a une feuille de plus que le maïs qui n'a pas reçu de cet engrais. Mais cette différence peut se réduire voire disparaître à la récolte. Si cette pratique permet d'augmenter le taux de MS, le gain de rendement apparaît en revanche plus aléatoire : plus 1,5 point de MS et 0,4 tonne de MS (moyenne d'essais conduits en région Pays de Loire). Plus qu'une amélioration du rendement, c'est un gain de précocité qui est à attendre de cette fumure. Depuis 10 ans, impasse du 18-46Les associés Jean-Marie et Laurent Soulard du GAEC La Maison Neuve à Bessay ont cessé d’apporter cet engrais depuis plusieurs années. Jean-Marie Soulard nous présente leurs motivations et le bilan qu’ils en font aujourd’hui après plusieurs années de recul. - Au niveau du rendement, avez-vous vu des différences ? |
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