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L’herbe d’automne : un fourrage à valoriser et des prairies à entretenir

Agnès COMBES Webmaster / 02 51 36 82 06
14/08/2009 I Mise à jour : 17:32 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Les prairies offrent un fourrage économique à pâturer. Pour durer, elles méritent d’être entretenues par la maîtrise des vivaces, le chaulage, l’émoussage...Quantité : jusqu’à 25 % de la production annuelle

Après l’été, l’état des ressources hydriques du sol est le principal facteur limitant de la production. Les prairies redémarrent entre début septembre et fin octobre. La baisse des températures et du rayonnement, et le raccourcissement de la durée du jour marquent la fin de la croissance significative de l’herbe en décembre.

Selon la durée de la période de croissance des prairies, la quantité d’herbe produite à l’automne varie de 1 à 2 t MS/ha. Cela peut représenter plus 25% de la pousse annuelle.

Certaines espèces comme la fétuque élevée et surtout le dactyle redémarrent en général plus tôt qu’un ray-grass anglais en fin d’été.

En 2006, les suivis automnaux de la pousse de l’herbe réalisés en Vendée ont mesuré une pousse exceptionnelle de près de 3 tMS/ha sur des prairies à base de RGA-TB.

Un fourrage de qualité

Contrairement aux idées reçues, les repousses d’automne, toujours feuillues, ont des valeurs alimentaires élevées.

Tableau : Valeurs alimentaires de l’association ray-grass anglais – trèfle blanc en condition de pâturage tournant pour les saisons 1997 et 1998.
Les chiffres entre parenthèses représentent les écarts types. Source : Etude Valherbe Chambres d’Agriculture Pays de la Loire

La différence majeure entre l’herbe d’automne et celle du printemps est une valeur énergétique légèrement plus faible en automne qu’au printemps (-0.07 UFL).

De l’herbe à pâturer

En fonction du stock d’herbe pâturable et de la pousse d’automne, la quantité de fourrage distribuée sera ajustée afin de consommer le plus possible d’herbe.

Les vaches sont capables de consommer 7 à 8 kg de MS de pâture en 3 à 4 heures si elles n’ont pas eu à volonté un fourrage complémentaire avant de sortir à la pâture. Si la portance est limitée, les vaches peuvent sortir dans les parcelles mais uniquement pour pâturer.

Pour améliorer les conditions de pâturage les paddocks du printemps peuvent être divisés en 2 ou 3 afin de limiter le temps de présence.

La productivité des animaux n’est pas pénalisée par un pâturage prolongé avec notamment pas plus d’infestations parasitaires.

Une économie de correcteur azoté et de fourrage conservé !

L’herbe d’automne riche en azote permet de réduire les apports de correcteur azoté de 0,5 à 2 kg/vache par jour en fonction de la part de maïs ensilage dans la ration. Elle permet également de réduire la consommation de maïs ensilage qui peut aller jusqu’à l’équivalent d’un à deux hectares de maïs.

Tableau : Economie d’aliments pour un troupeau de 40 VL avec un pâturage d’automne de 60 jours

Raphaël Ralu (Chambre d'Agriculture de Vendée)

   
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