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La réduction des rejets par la voie alimentaire en porc : Le biphase

Agnès COMBES Webmaster / 02 51 36 82 06
11/08/2009 I Mise à jour : 15:32 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

La réduction des rejets par la voie à l’alimentaire est une technique qui permet de réduire son plan d’épandage. Son principe est simple : réduire l’ingestion d’azote et de phosphore par les animaux pour en limiter les rejets. Durant ces dernières années, la connaissance des besoins alimentaires des animaux a énormément progressé, tant en ce qui concerne les besoins azotés (digestibilité des acides aminés) que les besoins phosphorés (digestibilité du phosphore). Il est donc possible aujourd’hui de mieux ajuster les apports alimentaires aux besoins réels des animaux et de limiter ainsi les rejets azotés et phosphorés.

Les fondements du biphase

Le principe du biphase : une meilleure couverture des besoins.

L’utilisation d’un aliment plus riche en acides aminés et en matière azotée total (MAT) durant la phase de croissance (25-60 kg) et d’un aliment moins riche durant la phase de finition (60 kg- abattage) permet :

- d’éviter les déficits en phase de croissance,

- de limiter les excès en finition et donc les rejets,

- de maintenir les performances de croissance.

De la même façon, chez la truie, un aliment par stade de production (gestation/lactation) permet de mieux ajuster les apports aux besoins.

Deux aliments, mais pas n’importe lesquels !

Attention : le biphase CORPEN prévoit des teneurs maximales en MAT et en phosphore mais aussi l’obligation de distribuer au moins 60 % d’aliment finition aux porcs charcutiers, ce qui correspond à un poids de transition de 60 kg de poids vif.

Valeurs maximales des teneurs moyennes des aliments consommés :

Le biphase ne diminue pas les performances !

Les essais menés en stations expérimentales à la fois avec des aliments complets et des rations utilisant du maïs humide confirment que le biphase conduit à des performances identiques des porcs charcutiers. Le bilan économique est équivalent, car la légère baisse de plus value carcasse est compensée par un coût alimentaire moins élevé. De plus tous les essais confirment l’importante diminution des rejets.

Le calcul du plan d’épandage

Exemple d’un élevage de 110 truies naisseur - engraisseur produisant du lisier.
10 ha libérés par le biphase pour l’épandage. L’utilisation d’aliments biphase permet une réduction :
- de 16% des rejets d’azote
- de plus de 27% des rejets de phosphore (P2O5)

Les documents justificatifs

Afin de justifier de l’utilisation d’une alimentation biphase, le producteur doit pouvoir fournir un certain nombre de documents :

Achat de l’aliment :
Récapitulatif annuel des achats d’aliments (à demander au fournisseur d’aliment) avec :
- Taux de matière azotée totale des aliments achetés,
- Quantité achetée de chaque aliment pendant l’année
- Etiquettes ou bons de livraison des aliments.

Fabrication d’aliment à la ferme :
Récapitulatif annuel des fabrications d’aliment avec :
- Taux de matière azotée totale des aliments fabriqués,
- Quantité fabriquée de chaque aliment pendant l’année,
- Un justificatif de la teneur en matière azotée totale des aliments fabriqués (ex : formules, analyses…)

Ces documents sont à conserver à l’élevage.

Jean-Marc Loizeau

   
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