La herse étrille est un bon outil de départ pour pratiquer le désherbage mécanique, par sa polyvalence (céréales, maïs, betteraves…), son faible coût et son débit de chantier important. Son intérêt en cultures sarclées par rapport aux bineuses est de travailler aussi sur le rang, tout comme la houe rotative.
La sélectivité de cet outil repose sur les différences de développement entre la culture et les adventices. Cela implique parfois quelques modifications par rapport à un itinéraire cultural plus classique, afin de s’assurer que la culture démarre vite et dépasse les adventices (par exemple, pour du maïs, un semis plus tardif en sol réchauffé pour avoir une meilleure vigueur au démarrage).
La houe rotative présente une meilleure pénétration dans le sol, ce qui peut lui permettre de briser une croûte de battance. Contrairement à la herse étrille, elle peut travailler sur un sol qui présente des débris végétaux. La herse aura en effet tendance à ramasser les débris et à bourrer par son effet «râteau». En revanche la houe rotative n’est efficace que sur des adventices au stade très jeune. Etant peu agressive envers les cultures, elle peut constituer un complément idéal de la herse étrille lorsqu’il faut intervenir à un stade sensible de la culture. Limitée en largeur, elle est aussi plus chère qu’une herse étrille (A partir de 8 400 euros HT en six mètres).
Bineuse à socs ou à étoiles
Les bineuses se présentent sous différentes formes. Les modèles à socs montés sur dents vibrantes vont extirper les racines d’adventices ou les sectionner. Elles peuvent aussi faire remonter les cailloux en surface. Avec une vitesse élevée, les éléments de binage peuvent effectuer un buttage de la culture. Sinon il est possible de monter des disques de buttage qui recouvrent les adventices situés sur le rang. Une bineuse à étoiles permet le déchaussage (à l’inverse du buttage, on va enlever la terre au pied de la culture) et le buttage.
Son réglage peut être difficile pour parvenir à travailler au plus près du rang. Elle est plus chère qu’une bineuse classique. La bineuse est en général assez limitée en terme de débit de chantier, car peu large. On peut toutefois atteindre des performances de 3 à 4 hectares par heure en augmentant la vitesse d’avancement grâce aux systèmes de guidage automatique (roue palpeuse, palpeurs de rangs, vidéo).
Depuis pratiquement une dizaine d’années, des bineuses sont utilisées avec un pulvérisateur embarqué pour combiner un traitement chimique sur le rang au binage. Ce type d’outil présente cependant une difficulté quant aux conditions optimales d’utilisation. La pulvérisation réclame une forte hygrométrie et l’absence de vent, alors que le binage, pour être efficace, doit se faire en conditions séchantes.