Alors que la consommation estivale devrait porter le marché à la hausse, certaines entreprises de transformation, GAD-BIGARD et BERNARD, poursuivent leur logique destructrice à l’égard des producteurs, maillons essentiels et stratégiques de la filière, et qui ne cessent, malgré 4 ans de crise d’améliorer leurs performances techniques.
Ces entreprises expliquent à grand renfort de communication leurs stratégies de restructurations et leurs orientations industrielles, sans donner le moindre signe tangible de pertinence et de performance de ces choix, quant à leur capacité à mieux payer les porcs aux producteurs.
Oui le problème de distorsions de concurrence pénalisant la compétitivité de la filière française est une réalité et doit donc être un combat commun au syndicalisme et aux entreprises d’amont et d’aval. Mais il ne doit pas servir de prétexte permanent, justifiant qu’on sacrifie les producteurs, déjà endettés à près de 100% et confrontés à de très gros problèmes de trésorerie pour beaucoup d’entre eux.
Ce n’est pas avec ces pratiques d’approvisionnement moins disantes des outils de transformation que la filière sortira gagnante, face à ses concurrents européens. On ne construit pas l’avenir en détruisant à petit feu sa ressource et ses savoir-faire.
C’est au contraire en prenant des décisions courageuses sur les outils non rentables, en portant l’effort sur la recherche et l’innovation pour répondre aux attentes des consommateurs, en faisant preuve d’intelligence et la coopération commerciale face à la Grande Distribution, que la filière sortira par le haut et que les producteurs pourront investir pour l’avenir, moderniser leurs outils et accueillir de nouveaux jeunes passionnés de production porcine.
Contact : Gérard BOURCIER - Président section porcine FRSEA
Portable : 06.85.75.14.88