Un agriculteur ne peut pas être un expert de l’apiculture. Mais en dialoguant avec un apiculteur, il peut connaître les interactions clefs entre son activité et les pollinisateurs, chasser les idées fausses et prévenir les risques d’intoxication.
La prévention du risque est incontestablement la meilleure solution contre les intoxications. L’apiculteur se doit d’informer les agriculteurs de l’installation de son rucher à proximité des parcelles. Echanger sur les itinéraires techniques prévisionnels, confronter les points de vue,… c’est l’assurance d’une bonne prévention des risques. En cas de mortalité, la compréhension du mécanisme d’affaiblissement des ruches doit aussi être partagée.
La production apicole est une production où l’animal n’est pas l’abeille mais la colonie. Pour les besoins de la colonie, les butineuses prospectent dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de la ruche pour rechercher l’eau, le pollen (apport de protéines) et le nectar. Lors de ses déplacements, l’abeille peut être exposée à des traitements phytosanitaires et donc éventuellement à un accident de type intoxication. La gestion des traitements phytosanitaires mais aussi le dialogue entre l’agriculteur et l’apiculteur sont des facteurs favorables. Traiter en soirée, en l’absence d’abeille, peut à ce titre être envisagé.
L’institut technique (ITSAP Institut technique et scientifique de l’abeille et de la pollinisation) en partenariat l’AFFP (Association Française de Protection des Plantes) diffuse une plaquette d’information destinée à tous les producteurs agricoles. Cette plaquette résume l’essentiel de la réglementation et des principes pour préserver les abeilles et les pollinisateurs sauvages.
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