Le Conseil d’Administration de l’AGPB a tenu sa réunion de rentrée le 6 septembre.
Alors que, jusqu’au début de l’été, la situation des marchés et l’amputation à venir des
paiements de la PAC en grandes cultures laissaient entrevoir le pire pour de nombreux
exploitants, le Conseil s’est dit rassuré par l’évolution des prix des céréales survenue
depuis lors, même si une partie des récoltes avait déjà été vendue auparavant.
Le Conseil s’est également déclaré conscient des difficultés qu’entraîne l’ampleur de la hausse des prix des matières premières végétales pour les élevages porcins et avicoles.
Considérant les impacts destructeurs que peuvent avoir, tantôt sur l’économie de ces élevages, tantôt sur celle des exploitations de grandes cultures, les variations devenues très amples des cours de ces matières premières, il s’est prononcé en faveur de discussions entre ORAMA et l’industrie de la nutrition animale en vue d’une régulation des prix auxquels cette dernière est approvisionnée.
Enfin, le Conseil d’Administration de l’AGPB a souligné combien la situation globale des marchés céréaliers faisait ressortir une nouvelle fois la vocation qu’ont l’Union européenne et particulièrement la France à contribuer à la sécurité alimentaire au‐delà des frontières des 27, notamment dans les pays de la rive sud de la Méditerranée. Bien moins sujettes à des accidents de production, du fait de leur climat, que les autres grands pays exportateurs, elles ont là une obligation morale à assumer, au‐delà d’un atout économique à faire valoir.