Le 24 août dernier, Bruno Le Maire et Valérie Pécresse se sont rendus sur le site de l’INRA de Colmar, où ont été détruits volontairement 70 pieds de vigne transgénique, le 15 août, par une soixantaine de « faucheurs », une expérimentation destinée à recueillir des données scientifiques sur le virus du court-noué qui touche les pieds de vigne, et pour lequel il n’existe à ce jour aucun traitement efficace.
Les ministres de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui avaient quelques jours plus tôt condamné « fermement » cet acte, ont affirmé : « Nous mettrons à disposition de l'Inra les moyens financiers nécessaires pour relancer les recherches menées à Colmar ». Le message se voulait limpide : le gouvernement n’entend pas reculer en matière de recherche en biotechnologies végétales face aux opposants aux OGM. « Dans un état de droit on ne se fait pas justice soi-même », a ajouté le ministre de l’Agriculture. Quant à Olivier Lemaire, le responsable du projet à l'INRA de Colmar, il estime que « ceux qui ont détruit cet essai se sont tiré une balle dans le pied ». La moitié du budget de cet essai était en effet consacré à l'étude de l'impact environnemental de ces plants transgéniques.