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Oser des aménagements pour gagner du temps

Agnès COMBES Webmaster / 02 51 36 82 06
10/08/2009 I Mise à jour : 18:07 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Oser se dire 'je vais gagner du temps, même si j'ai l'impression que le travail n'est pas tout à fait fini' est la première étape à franchir. Ensuite, si dans sa tête on est prêt, des démarches d’aménagement des bâtiments, les équipements, la simplification ou des changements radicaux pourront alors être engagées.

5 VL par poste et pourquoi pas supprimer quelques traites…

Se suréquiper peut coûter cher mais être sous-équipé peut aussi «coûter cher en temps». Le temps total de traite ne doit pas dépasser 1 h 30. Cinq vaches laitières par poste semblent être l'optimum. Les aires d'attente en forme de «L» ne sont pas les plus efficaces. Des chiens électriques ou des systèmes de barrières coulissantes peuvent parer à un nombre trop important de vaches en bout de salle d'attente.

Vis à vis de la traite, on évoque de plus en plus la suppression de la traite du dimanche soir. Les risques sont surtout au niveau sanitaire. Avec un troupeau sain, la suppression peut se faire sur toute la lactation sans risque, la plupart des éleveurs commence au mois de mai en fin de lactation. D’autres techniques plus «osées» concernent la suppression d’une traite non pas hebdomadaire mais journalière. Comme précédemment, elle peut s’opérer sur la totalité de la lactation ou seulement sur le dernier mois et demi. Avec des vêlages très groupés, on peut aussi fermer la salle de traite 3 semaines voire plus.

Raclage et paillage 2 tâches pénibles

Le paillage des aires paillées est une tâche perçue comme trop longue et rébarbative. Une pailleuse peut faire gagner du temps mais d'autres trucs marchent aussi comme mettre un fil devant la litière ou bloquer les vaches laitières au cornadis pendant la traite et l'heure qui suit. Au printemps, certains éleveurs bloquent totalement l'accès à la litière lorsque les vaches sont au pâturage.

Le raclage journalier est tout aussi pénible que le paillage. En logettes, l’adoption du racleur est intéressante à condition de lui faire confiance afin qu’il fonctionne 4 à 5 fois par jour. En stabulation libre classique, on ne peut éviter cette tâche l’hiver.

Alimentation et observation des animaux

En hiver, il est souvent nécessaire d'y passer 1 heure 30 à 2 heures par jour. La configuration des bâtiments mais surtout le regroupement de l'ensemble des cheptels permet d'aller plus vite. C'est aussi un moment pour l'observation des animaux à ne pas négliger.

Dans la plupart des exploitations vendéennes, la distribution des fourrages se fait à la dessileuse. Pour gagner du temps, on peut distribuer une fois par jour, mais parfois on prend encore plus de temps à repousser le fourrage au cours de la journée. Des éleveurs astucieux, ont innové en installant un racleur ou un pneu sur le relevage avant ou en utilisant un motoculteur.

D’autres éleveurs ont osé aller encore plus loin en se limitant à trois distributions de fourrage tous les deux semaines en hiver. Pour cela, ils ont investi dans une dessileuse à cubes afin de ne pas détasser l'ensilage de maïs ou d’herbe. Ces cubes sont ensuite mis dans un système avec accès sur chaque côté. Les auges avancent avec la consommation. Avec ce système, la production devient plus irrégulière comme au pâturage mais l’objectif des éleveurs est de produire le quota au moindre coût et avec le moins d’astreinte. En été, les éleveurs ne dessilent plus car ils maximisent le pâturage avec fermeture du silo. Cela contribue à la cohérence de la pratique.

L’autre partie préoccupante de l'alimentation concerne les veaux et les génisses. Les vêlages groupés permettent de concentrer la période délicate d'élevage des veaux mais parfois, le nombre d’animaux peut être très important. L'alimentation individuelle et manuelle n'est plus possible. Des éleveurs ont opté pour le DAL, le lait yogourdisé distribué dans une auge avec des tétines placées tous les 40 cm ou le passage à un repas par jour dès le 10ème jour. Pour l’atelier génisses, le gain de temps «alimentaire »facile à réaliser est l’alimentation au foin plus granulé.

La mécanisation et le parcellaire

Le travail de saison sur un élevage laitier représente le 1/3 du travail total. L’augmentation substantielle du parc matériel n’améliorera donc pas significativement le temps disponible calculé (charrue : 1/4 h/ha/corps, pulvé : 12 à 24m 20’ à 10’/ha). Par contre, des surfaces en culture assez importantes occasionnent souvent des économies d’échelle.

Jours de travail par hectare selon la surface en culture de vente
- moins de 25 ha : 2 à 2,5 j /ha
- de 25 à 35 ha : 1,5j /ha
- + de 35ha : 1 j/ha

Pour le travail de saison concernant la surface fourragère, le système est bien entendu l’élément déterminant. Le parcellaire est aussi un point majeur notamment en ce qui concerne la manipulation des animaux et la possibilité de faire du pâturage économisant du travail de récolte et d’astreinte sur la moitié de l’année.

   
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