Il y a quelques jours, le Syndicat national des industriels de la viande s’élevait contre la hausse des prix agricoles que certains considèrent comme la « solution aux difficultés de l’agriculture ». En mettant en avant les très faibles marges de l’industrie et la concurrence des importations de viande bovine qui pèsent sur les prix.
La Fédération nationale bovine a immédiatement réagi et n’entend pas « laisser passer de telles argumentations ». Plutôt que de viser les éleveurs qui devraient consentir à de nouveaux sacrifices, les industriels devraient s’inquiéter de « l’écart considérable et croissant entre le prix à la production et au détail » estime le syndicalisme spécialisé. Et notamment du rôle de certaines entreprises qui n’hésitent pas à brader les prix vis-à-vis de la distribution pour gagner des parts de marché, au détriment des producteurs. Quant aux importations, elles sont relativement stables, alors que la production de viande bovine est annoncée en baisse et que la consommation demeure positive, estime la FNB.
Dans le secteur de la viande bovine, le rapport de force est « totalement déséquilibré » tout au long de la filière. Au poids de la grande distribution s’ajoute la pression des abatteurs sur leurs fournisseurs.