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Reconstruire un verger écologique sur la base d'un verger industriel (exemple du Nord)

Agnès COMBES Webmaster / 02 51 36 82 06
13/08/2009 I Mise à jour : 09:01 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Face à l’utilisation importante de pesticides par la filière, les arboriculteurs locaux sont très inquiets des conséquences sur l’environnement et leur santé. Depuis 10 ans, ils travaillent activement à la recherche de nouvelles alternatives.

Une préoccupation environnementale et sur l'image de la production

Le visage de l’arboriculture du Nord est très proche de celui de la Vendée. Les deux départements sont caractérisés par de petites exploitations qui ont su rester à dimension humaine. Les surfaces moyennes sont de 7 hectares ; les fruits sont très bien valorisés par la vente directe et les niches haut de gamme.

Face à l’utilisation importante de produits phytosanitaires par la filière, les arboriculteurs locaux sont très inquiets des conséquences sur l’environnement et leur santé. Depuis 10 ans, ils travaillent activement à la recherche de nouvelles alternatives. En collaboration étroite avec le Centre Régional de Ressources Génétiques, la chambre d’agriculture et l’INRA d’Angers, de nombreux travaux sont engagés. Ceux-ci sont financés par les collectivités locales. Parmi ces expériences, on peut en citer quelques unes :

- Travail sur la création variétale sur la base de variétés anciennes locales. L’objectif est de créer un nouveau patrimoine fruitier de grand intérêt (qualité gustative, rusticité…) avec le patrimoine existant

- Recherche approfondie sur l’intérêt des variétés anciennes. Cette action a permis le renouveau de plusieurs variétés comme la Cabarette ou la Reinette des Capucins. Leur grande résistance naturelle aux maladies fongiques, notamment la tavelure est un véritable atout.

- Augmentation de la diversité variétale au sein du verger pour limiter la sélection de souches de maladie résistante.

- Suppression totale du désherbage en verger adulte par l’utilisation d’une race de moutons autrichiens « les shropshires », ils permettent l’entretien sans dégâts sur les arbres. Seul point faible : les orties qui sont maîtrisées par l’introduction de dindes Noire de Sologne.

La communication autour de tous ces efforts à permis d’améliorer très nettement l’image de la profession auprès du grand public et a eu des répercussions indirectes non négligeables sur l’économie de la filière.

Nicolas BOURIEAU

   
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