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Le grand ménage des produits phytosanitaires homologués en maraîchage atteint sa phase critique. Entre usages vides et solutions alternatives émergentes, l’adaptation des maraîchers est un défi à relever. Le retrait des produitsL’Union Européenne poursuit le tri du millier de substances actives présentes sur le marché en 1993. Actuellement seulement 130 molécules les moins toxiques et soutenues par les firmes phytosanitaires sont inscrites à l’annexe I de la directive 91/414. Il reste encore 250 substances à évaluer d’ici la fin 2008. Vers une harmonisation européenne ?La révision de la directive 91/414 par l’Union Européenne devrait permettre de faciliter la reconnaissance des homologations de produits phytosanitaires entre pays membres. Il est souhaitable que ce nouvel outil permette une meilleure harmonisation des homologations pour que des produits de remplacement apparaissent là où la disparition des produits actuels va laisser des usages vides. Sinon on court le risque de voir certaines cultures (navet, radis, carotte, fraise, melon) délocalisées dans des pays où les solutions chimiques restent homologuées (ou tolérées…). Ces questions du maintien de la compétitivité technique des producteurs français et de l’indépendance alimentaire nationale ne sont pas souvent considérées à leur juste mesure par les politiques et les instances professionnelles. L’émergence des solutions alternativesL’ensemble de la filière légumière se mobilise pour faire face à la disparition des produits phytosanitaires et aux préoccupations des consommateurs soucieux des résidus chimiques dans les légumes. |
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