En effet, l’arrêté ministériel du 19 décembre 2011 prend en compte à la fois le niveau de production des vaches laitières et le temps qu’elles passent à la pâture, c'est-à-dire à l’extérieur des bâtiments. « Il instaure des plafonds très défavorables aux systèmes d’élevage herbagers », observe la FNPL et de conclure « plus un éleveur fait pâturer ses vaches, plus il pollue ». Ce qui est bien entendu aberrant. En outre, les nouvelles règles d’épandage privent les éleveurs de leur liberté de décision au sujet de la diversification de leurs cultures et augmentent les contraintes dans les zones qui enregistrent une nette amélioration de la qualité de l’eau. Bref, la FNPL demande aux pouvoirs publics d’introduire une dérogation au plafond de 170 kg/ha d’azote issu des effluents d’élevage, comme c’est d’ailleurs le cas dans de nombreux pays voisins.