En dehors de la réduction de l’astreinte de l’éleveur, les 2 principaux effets de la suppression d’une traite par jour sont la baisse du niveau de production d’une part et l’amélioration du bilan énergétique d’autre part. L’ampleur de ces 2 phénomènes varie toutefois en fonction de la durée d’application de la mono traite et du stade de lactation des vaches à cette période.
Pour limiter les risques, nous dirons que cette technique s’adresse plutôt aux conduites économes en concentré et aux systèmes à base d’herbe pour limiter les excès d’état.
Pour préserver la santé des mamelles, on évitera de cumuler les facteurs de risques vis-à-vis des cellules et mammites en s’assurant que les conditions suivantes sont réunies :
- Bonne situation cellulaire de départ,
- bonnes conditions d’ambiance,
- surveillance accrue des vaches en début de lactation (mammites) et en fin de lactation (cellules)
- et ration équilibrée énergie/azote : (90 g de pdi/kg de MS).
Dans les élevages suivis, le passage à une traite s’accompagne souvent d’une augmentation du taux cellulaire dans le mois qui suit puis d’un retour à la normale.
Dans les 6 heures précédant la traite, les pertes de lait peuvent être fréquentes (pour les vaches en début de lactation et les fortes productrices) : vigilance donc en stabulation (litière souillée).
L’adaptation des vaches est très rapide (48 à 72 h), souvent plus rapide que celle des éleveurs….
On peut conseiller de ne pas aller les voir les 2 premiers soirs, passé ce cap elles ne cherchent même plus à venir en salle de traite.