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S’il fallait résumer la simplification du travail du sol à l’achat d’un outil spécifique de travail superficiel ou de semis, tous les agriculteurs s’y seraient mis depuis longtemps, et avec succès. En effet, quelques pionniers se sont heurtés à des problèmes (tassements, désherbage en premier lieu) et ont préféré abandonner, mais la plupart du temps, nous remarquons que ces échecs sont liés à une erreur d’appréciation au départ. Car en réalité, l’affaire est bien plus complexe qu’elle ne parait, l’approche TCS est très différente de celle du labour et si ces techniques sont pratiquées sans adaptation du système, alors il sera difficile d’en retirer quelques bénéfices voire en perdre rapidement. Il n’y a pas non plus de technique ou de recette idéale pour le non labour, mais il y a une démarche à intégrer pour tendre vers un idéal en plaçant le sol au c½ur des systèmes. Partir d’une situation favorable
Modifier progressivement l’organisation des solsLes techniques de travail du sol orientent peu à peu l’organisation des sols. Ainsi, dans des systèmes de production classiques à base de labour où le sol a été souvent relégué au second plan mais aussi dans certains systèmes en non labour sans prise de précautions à l’égard du sol, des compactions se mettent en place à la profondeur du travail suite aux passages répétés des outils. Il en résulte une organisation horizontale peu favorable à l’enracinement et à la bonne circulation de l’eau et donc une diminution de la fertilité. Ce biais est alors corrigé par les intrants (fertilisants, pesticides) ou de l’irrigation. Introduire de la diversité, créer de la biomasse et aider de temps en tempsComment atteindre l’organisation idéale décrite précédemment ? En introduisant tout d’abord de la diversité dans les parcelles. Elle ne passe pas seulement par la construction d’une rotation équilibrée alternant les cultures, mais intègre également la gestion des intercultures, moment propice pour introduire de la diversité sous forme de couverts végétaux avec une ou plusieurs espèces. Pour qu’ils aient un impact positif sur le sol, ces couverts doivent produire de la biomasse. Ainsi, les mélanges de couverts (au moins trois espèces) montrent qu’ils sont bien plus efficaces. Autre point important à réaliser : observer de temps le sol en profondeur, en réalisant des profils culturaux pour diagnostiquer les problèmes liés au trafic et au travail du sol et ainsi intervenir mécaniquement (travail de fissuration) quand c’est nécessaire. |
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