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Baisse de consommation, accroissement du déficit extérieur : Le déclin de l'élevage n'est pas inéluctableDelphine Bisson Webmaster // 02 51 36 82 04
Le 08/12/2011 à 16:30 I
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Si la filière française a souffert d'un manque de compétitivité qui expliquerait l'érosion des positions à l'export et une forte pénétration des importations sur le marché français, l'élevage bovin français retrouve des couleurs à l'exportation depuis quelques mois. La consommation française de viande, notamment celle de viande bovine ne cesse de diminuer depuis plusieurs décennies. Et les positions françaises continuent de s'effriter à l'export, qu'il s'agisse de la volaille, du porc ou de la viande bovine quand les importations continuent de progresser sur notre propre marché, notamment dans la restauration hors foyer. « La viande française deviendrait-elle un produit de luxe ? » s'est interrogé l'Association française des journalistes agricoles qui a réuni professionnels et observateurs sur ce thème, le 7 décembre à Paris. Il est vrai que le diagnostic est partagé. Le bœuf du moins les morceaux nobles pèsent dans le panier de la ménagère. Question de prix certes, mais aussi modification profonde des habitudes alimentaires. Les attaques contre la viande des associations de défense des droits des animaux, les discours nutrition santé deviennent de plus en plus prégnants. Et « les choses ne sont pas prêtes à changer, estime Pascal Maisant, spécialiste de l'économie des viandes et membre de l'Académie des viandes « quand on voit l'effondrement des achats de viande chez les jeunes générations ».La faute aux intermédiaires qui s'en mettraient « plein les poches » quand on observe l'écart grandissant entre les prix à la production qui stagnent et les prix au détail ? Professionnels et observateurs s'inscrivent en faux contre cette assertion. « Il n'y a pas de trésor caché » rétorque Dominique Langlois, président d'Interbev et de la Fédération nationale des industries et du commerce en gros des viandes. L'analyse est confirmée par Philippe Chalmin, le président de l'observatoire des prix et des marges des produits alimentaires : « l'élevage allaitant ne couvre pas ses coûts de production, l'industrie est subclaquante et les distributeurs ne margent pas énormément sur la viande ».
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