Les vaches allaitantes ont d'importantes variations de besoins au cours de l'année. Pour des vêlages d'été-automne qui ont réussis à reprendre de l'état après le sevrage, les besoins sont minimum en fin de gestation (de l'ordre de 7UF) et peuvent facilement être couverts par des fourrages de qualité moyenne grâce à la grande capacité d'ingestion de ces animaux. Attention toutefois aux fourrages très encombrant comme la paille qui ne peuvent assurer la totalité de la ration. C'est d'autant plus vrai si les besoins en azote ne sont pas bien couverts empêchant un bon fonctionnement de la panse. L'ingestion ainsi que la valeur alimentaire sont alors diminués. Il faut donc associer la paille à des fourrages plus riches ou à un peu de concentré pour assurer sa valorisation. Une fois la vache vêlée les besoins augmentent rapidement pour culminer à 10 UF. C'est la période à ne pas rater pour assurer lactation et reproduction. Des économies sont cependant possibles en fonction de l'état de l'animal. Entre des animaux en bon état et des animaux maigres l'écart de besoin est de l'ordre de deux unités fourragères soit l'équivalent de 2 kg de céréales d'où l'intérêt de ne pas faire trop maigrir les vaches avant le vêlage sous peine de devoir les suralimenter après pour compenser.
Pour des vêlages d'hiver en fin de lactation il faut privilégier une complémentation précoce sans attendre d'amaigrissement. Si les vaches sont à la peine ce sont les veaux qui vont souffrir. Ils vont faire de faibles croissances et ne pourront pas être sevrés tôt. A l'inverse, un apport alimentaire précoce permet d'avancer le sevrage et rationner les vaches qui n'auront plus alors que de faibles besoins.
Jacques-Martial Bouet
CHAMBRE D'AGRICULTURE DE LA VENDEE
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