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Vendredi soir , 18h30, les petites vaches Jersiaises de la ferme de la Papaudière commencent à voir défiler un balai incessant de voitures. Retour sur une histoire de vente à la ferme un peu particulière… Installés sur 40 ha avec 186 000 l de lait, Véronique et Pascal ont une vision bien précise de leur métier : vivre sur une ferme à taille humaine, facilement transmissible, afin de nourrir les hommes sainement. Un potentiel commercial limitéPour répondre à ces finalités, le couple décide de produire de façon extensive et de valoriser au mieux leurs produits. Ils ne sont pas forcément les seuls à vouloir vendre en direct aux alentours et la commune du Longeron (Maine et Loire) ne représente pas un potentiel énorme en nombre de clients. Il y a seulement 2000 habitants. Des consommateurs soucieux du mode de production et du mode consommation.Une AMAP, c’est quoi ? C’est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. C’est avant tout une association de consommateurs, le producteur n’y est pas représenté. Le but de ce genre d’association est de rassembler des consommateurs afin de démarcher des agriculteurs volontaires avec un volume minimum qui peut permettre aux exploitants de s’y investir de manière rentable. L’autre particularité, c’est que le consommateur partage le risque de la production avec le producteur en payant à l’avance une production théorique. C'est-à-dire que les légumes sont par exemple achetés à l’avance et que si les quantités récoltées sont moindres, le consommateur en aura moins dans son panier. L’AMAP ne fut qu’une première étape…De leur côté, Véronique et Pascal ont voulu aller plus loin dans la valorisation de leur produit. Après la viande, ils songent à mieux vendre leur lait, production principale de l’exploitation. Avec quatre autres exploitations, ils décident alors de monter une fromagerie collective en embauchant un fromager. Par l’intermédiaire de cette structure, ils peuvent ainsi distribuer aujourd’hui leur lait sous forme de fromage, de lait pasteurisé, de fromage blanc. Plus qu’un système de vente, l’AMAP rapproche producteur et consommateur pour construire l’agriculture de demain ensemble.Véronique et Pascal ont donc réussi à atteindre leurs buts. Tout en conservant une petite exploitation, facilement transmissible, ils arrivent aujourd’hui à dégager suffisamment de valeur ajoutée pour assurer les besoins financiers familiaux avec leurs quatre enfants et leur maison neuve. Mais au-delà d’un aspect simplement financier, Véronique préfère souligner les fonctions de son exploitation : elle répond à une demande du consommateur et non pas d’un industriel. |
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