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Améliorer ses marges avec une fertilisation raisonnée

Agnès COMBES Webmaster / 02 51 36 82 06
14/08/2009 I Mise à jour : 17:55 I Envoyer à un ami I Imprimer cet article

Aujourd’hui tout le monde reconnaît une valeur fertilisante importante aux effluents d’élevage. Les hausses de prix successives des engrais minéraux obligent à bien prendre en compte les valeurs agronomiques des fumiers et lisiers

L’épandage d’effluents

Sur prairies implantées l’épandage de fumier de bovins avant l’hiver permet une meilleure répartition des travaux sur l’année et limite les besoins de stockage. Il est préférable d’épandre du fumier vieilli ou composté qui s’émiette bien. Le fumier frais épandu trop tard dans l’hiver ou au printemps pourrait entraîner une baisse d’appétence en pâture mais surtout des risques sanitaires. Pour les effluents peu chargés on préféra des épandages à l’automne pour les mêmes raisons.

A l’implantation des prairies, des RGI ou encore des colzas, avec le fumier de bovins (type 1) les fumiers et lisiers de porcs ou volailles (type 2) trouvent une place à cette période, évitant ainsi les problèmes sanitaires après enfouissements.

Avant les céréales par contre les épandages d’effluents de type 2 sont à éviter car le développement végétatif est insuffisant pour absorber l’azote rapidement disponible avec ce type de produit. Nous avons donc des risques de fuites importantes dans le milieu naturel.

Au printemps quelque soit le type de matière organique apportée, immédiatement assimilable (type 2) ou avec une efficacité progressive (type 1), c’est bien sur le maïs qui en valorise le mieux l’utilisation. Pour le tournesol, attention un excès d’azote accroît la sensibilité aux maladies.

Les apports d’engrais minéraux et amendements

L’azote : Les effluents d’élevage subissent une décomposition biologique qui libère ou fixe de l’azote. Il est difficile de prévoir avec précision cette libération d’azote. C’est pourquoi un apport s’avère parfois nécessaire pour ajuster l’offre du sol à la demande de la plante.

Pour les céréales la conduite des apports d’azote est délicate. Les deux premiers devraient encadrer le stade épi 1cm, mais c’est la portance des sols en bocage qui nous guidera pour intervenir. On n’oublie pas le 3ème apport après la montaison pour la protéine. Les résultats des outils de pilotage (mesures des reliquats, Jubil, GPN…) sont à utiliser avec précaution.

Les prairies de graminées valorisent bien les apports d’azote en fin d’hiver et au début du printemps et c’est bien sûr la pluviométrie qui nous guidera pour d’éventuels compléments.

Avec les cultures de printemps l’apport d’azote minéral n’est pas forcément justifié si nous avons des épandages d’effluents. Un engrais starter peut être un plus en conditions difficiles.

P, K, seront apportés suivant l’exigence de la culture en place.

Ca et Mg : Leur rôle important dans la vie du sol mérite une attention particulière. Les soldes constatés sur le plan de fertilisation nous guiderons, pour réaliser les apports qui seront souvent effectués après les céréales pour des facilités de travail.

Une fertilisation bien maîtrisée en optimisant les coûts des engrais permet de baisser les charges.

René Gaboriau (Chambre d'Agriculture de Vendée - GEDA)

   
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