Chambre d’agriculture : Propos de saison
Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison.
Repos hivernal = c’est essentiel !
En élevage, un repos hivernal des prairies d’au moins huit à dix semaines est crucial pour préserver le potentiel de repousse au printemps. Il permet aux graminées de reconstituer leurs réserves glucidiques dans les racines. Cette condition est primordiale pour redémarrer rapidement et croître avec homogénéité. Ce repos limite aussi la dégradation de la structure du sol, surtout en condition humide. Dans l’idéal, le pâturage doit être stoppé quand la hauteur de l’herbe se trouve sous 5 cm (souvent, nous l’associons à la hauteur sous la cheville). Si les animaux pâturent trop tard, la plante n’a pas le temps de faire ses réserves et devient plus faible. Elle repousse moins bien et peut même disparaître. Le repos hivernal protège aussi la base de la plante, là où partent les nouvelles pousses. Si la prairie est permanente, ou que vous êtes en zone humide, le repos doit être plus long pour assurer une bonne reprise de l’herbe. Bien gérer l’arrêt hivernal contribue à une meilleure valorisation de l’herbe dès les premières sorties au printemps.
Angélique FORGERIT – Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Pucerons : apprenez à les observer
Si la majorité des semis de céréales est encore en cours de réalisation, d’autres parcelles sont déjà bien levées. Les conditions d’implantation (températures très douces, sol chaud) entraînent un développement rapide de la végétation. Cependant, c’est aussi un climat propice aux vols de pucerons dont certains peuvent être vecteurs de la Jaunisse nanisante de l’orge (JNO). L’application d’un insecticide de façon automatique est à proscrire, cette déviance peut accélérer le développement de pucerons résistants aux matières actives utilisées et c’est aussi préjudiciable pour les auxiliaires qui constituent la première barrière à la sur-infestation de pucerons. Le maître mot est l’observation. Allez dans les parcelles à partir de midi, observez-les sur le feuillage. Il faut a minima se mettre à genoux. Le fait de marcher dans les parcelles et de voir des insectes voler n’est pas forcément le signe d’une infestation de pucerons (vols également de moucherons, micro-hyménoptères…). Le positionnement d’une cuvette jaune peut aussi aider à la détection. Profitez-en également pour observer la présence des auxiliaires (syrphes, coccinelles…).
Jérémy BERTHOMIER – Chambre d’agriculture Pays de la Loire