Chambre d'Agriculture : Propos de saison
Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison.
Reliquat azoté pour piloter votre premier apport d’azote
Le prix de l’azote est actuellement autour de 1,2 à 1,6 €/unité selon les formes d’engrais. L’optimisation des apports d’engrais est plus que nécessaire. La réalisation de reliquat sortie hiver (RSH) est un des outils. Idéalement, le prélèvement est à réaliser avant et au plus près du premier apport d’azote, sur sol non gorgé d’eau et à profondeur d’enracinement. La fiabilité des résultats dépend de la qualité de l’échantillonnage et de sa conservation jusqu’à l’analyse. Afin de ne pas créer une reprise de la minéralisation, les échantillons devront être congelés dès leur prélèvement. Les parcelles à privilégier sont celles avec un historique prairie ou avec un apport d’effluents qui a été réalisé à l’automne ou un précédent légumineuse. Au niveau réglementaire, une analyse par an sur une des trois cultures principales est obligatoire. Elle peut être remplacée par une analyse de sol classique si moins de 30 ha de Scop ou utilisation d’un RSH issu d’un réseau de référence ou utilisation d’un RSH modélisé.
Cyril SARRAZIN – Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Vigilance aux marges cultures…
Alors que les cours des cultures sont instables mais que les charges ne font que grimper, vos marges sur cultures se trouvent menacées. Ainsi, il est important d’aller à l’essentiel et de contraindre le poste charges au maximum.
Pour cela, différents postes peuvent être optimisés : dès l’implantation, le recours à des semences fermières de variétés rustiques constitue la première économie.
Sur la fertilisation, on choisira la forme d’azote avec le meilleur rapport qualité/prix. On orientera les apports aux périodes les plus efficaces (pas trop tôt), on s’entourera d’outils de pilotage (pesée de colza, satellite, N-Tester sur céréales)…
Sur le poste désherbage, on pourra moduler des doses mais l’objectif sera d’avoir une parcelle propre pour ne pas pénaliser la rotation.
Pour les fongicides, on va à l’essentiel. Par exemple sur blé, on investit 45 à 50 € sur le traitement dernière feuille, uniquement si pas de rouille.
Pas de raisonnement du type : on ne sait jamais, on sécurise…
Et surtout, pas d’investissement dans des produits farfelus non validés scientifiquement qui continueront à dégrader vos marges !
Jérémy BERTHOMIER – Chambre d’agriculture Pays de la Loire