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Chambre d'agriculture : propos de saison

PROPOS DE SAISON - Pensez à vos analyses de terre & Surveiller l’échauffement du foin

Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison. 

Pucerons sur céréales : comment bien les observer ?

Les températures actuelles sont propices aux pucerons. Les pucerons ailés sont actifs jusqu’à 12°C. Toutefois, la météo pluvieuse ne permet pas une observation aisée de ces ravageurs. L’observation doit se faire en condition ensoleillée en fin de matinée-début d’après-midi en regardant bien l’intégralité des plantes (face supérieure et inférieure des feuilles, tige et collet). Privilégiez les zones à risque proches des haies ou bandes enherbées. Si les conditions ne sont pas propices : prélever 20 plantes, en traversant la parcelle en diagonale, et les mettre dans un sac plastique transparent, puis placer le sac près d’une source de chaleur. En cas de présence de pucerons, les insectes seront très rapidement visibles sur les parois du sac. Attention : cette méthode ne permet pas de déterminer le pourcentage de plantes touchées, mais permet au moins de savoir si les pucerons sont présents. Le seuil de traitement pour les pucerons est atteint si plus de 10 % de pieds sont porteurs de pucerons ou si présence de pucerons pendant plus de dix jours. 

Cyril SARRAZIN – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

Semis de féverole

Aujourd’hui 14 novembre : le moment de semer une féverole. La date de semis de féverole joue énormément sur le développement des maladies au printemps, d’autant plus en bio ou sans fongicides. Prévoir un semis autour de 35 grains/m². La féverole, grosse graine, n’est pas délicate à lever. Un semis simplifié, à la volée, suivi d’un passage d’outil à dents ou à disques pour l’enfouir peut très bien faire l’affaire. Même une graine enfouie à 15 cm va germer et ressortir (un peu plus tard que les autres, mais ce n’est pas grave finalement). La féverole peut être bien valorisée en élevage (protéine), ou servir de semences de couvert d’hiver (en semis tardif derrière maïs grain, par exemple). Les variétés Irena et Axel restent les références les plus productives du marché. Il est possible de les semer en association avec une céréale, comme un blé par exemple, qui sera trié et vendu en blé meunier (couramment réalisé en agriculture bio). Ajuster dans ce cas les proportions au semis des deux espèces en fonction du besoin à la récolte. 

Stéphane HANQUEZ – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

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