agri85

Chambre d'Agriculture : Propos de saison

PROPOS DE SAISON - Pensez à vos analyses de terre & Surveiller l’échauffement du foin

Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison. 

Les plantes bioindicatrices

Les plantes bioindicatrices sont connues et utilisées pour diagnostiquer l’état d’une parcelle. Souvent, nous avons tendance à vouloir utiliser cette méthode pour comprendre la présence d’adventices dans nos parcelles, et la limiter :  mais les adventices sont, par essence, des espèces très généralistes et peu indicatrices. Par exemple, le ray-grass peut se développer dans de nombreux contextes, tout comme le chardon.

Pour utiliser ce type de diagnostic, il faut donc s’appuyer sur l’ensemble des espèces présentes. Les identifier, et mesurer leur densité, ainsi que l’évolution et la dynamique des populations.

Attention, la présence d’une plante sur une parcelle peut être inopinée : En effet, elle peut être observée ponctuellement sur une parcelle ou une zone de sol, même si cet environnement ne correspond pas à son habitat de prédilection. Si c’est la seule espèce capable de se maintenir dans ces conditions, elle devient alors, par défaut, dominante.

Ces connaissances font l’objets de plusieurs publications particulièrement intéressantes de l’équipe INRAE de Stéphane Cordeau.

Emilie LEGAST – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

Remettre de la prairie, remettre du bovin

Dans toutes les zones pentues, à moindre potentiel, remettre des plantes pérennes qui vont aussi générer de la matière organique est sur le moyen et long terme bénéfique pour votre capital sol et vos futurs rendements. A court terme, travailler des sols tous les ans qui n’en valent pas la peine (potentiel agro faible, rendement très moyen, conjoncture défavorable, dégradation des sols…) génère des coûts tous les ans et n’assure pas de produit à la hauteur espéré et détériore votre futur potentiel de production. Sur une ferme, sur un même territoire, des solutions sont à trouver, remettre des parcelles en prairie, faire de la luzerne (la vendre), faire du maïs épi plutôt que de l’ensilage maïs, la « paille de maïs » nourrit le sol et le maïs épi apporte l’essentiel en énergie et permet à coté une ingestion d’un autre fourrage moins déficitaire en protéine (au global limite l’achat de concentré azoté). Dans chaque exploitation, chaque territoire, il existe des solutions, à chacun de réfléchir vis-à-vis de son contexte, son potentiel et de ses objectifs, l’échange, le partage peuvent aussi inspirer et faire émerger de nouvelles solutions locales et adaptées…

Franck CHAIGNEAU – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

Retour en haut