Chambre d’agriculture : Propos de saison
Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison.
Maïs : observer à la parcelle
Pour beaucoup de parcelles en culture sèche, les conditions climatiques de juin jusqu’au 20 juillet ont mis les plantes à rude épreuve entre canicule, stress hydrique et vent soutenu.
Certes, le retour des pluies dernièrement a permis de redonner un peu d’aspect aux maïs, mais dans de nombreux cas, les conséquences sont déjà bien marquées : gabarit des plantes, dessèchement et aptitude à fleurir.
Pour les semis jusqu’à début mai, la phase floraison-fécondation s’est déroulée en plein stress hydrique, il convient donc d’évaluer maintenant la proportion de grain.
Pour les floraisons de début juillet, le Stade Limite d’Avortement des Grains est maintenant passé, un rapide comptage permet de mesurer le potentiel grain (nbre de grains / m² = nbre d’épis * nbre de grains / épi sur 1.33 m linéaire à 0.75 écartement).
Pour les situations à moins de 1500 gr / m², il conviendra de suivre de près l’état des plantes et leur dessèchement.
Pour les semis plus tardifs qui viennent juste de fleurir, le SLAG intervient entre 15 et 20 jours après la floraison femelle. Le comptage se fera à partir de ce stade.
Jérôme JACQ – Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Biostimulants et biocontroles : La recherche avance mais …
Des nouvelles gammes de produits en grandes cultures se développent afin de pallier à l’utilisation des intrants conventionnels. Ces produits revendiquent des bienfaits sur les plantes, sur les sols… depuis plusieurs années, la chambre d’Agriculture expérimente ces produits en plein champ pour étudier la rentabilité pour les agriculteurs. Si parfois on retrouve dans les synthèses bibliographiques des effets significatifs de certains produits appliqués en milieux controlés (labo ou serre), le constat est bien moins mesurable en plein champ. De nombreux facteurs influent sur l’efficacité de ces produits (qui contiennent bien souvent des micro-organismes vivants (ex : bactéries) des substances minérales (ex : soufre) ou bien des extraits de plantes). Les conditions météorologiques lors de l’application ou dans les jours qui suivent, l’état végétatif de la plante, le type de sol, son niveau de MO sont autant de facteurs qui influenceront le traitement. Ainsi dans nos essais, il est aujourd’hui difficile de pousser en avant ces produits pour les agriculteurs (adéquation efficacité/coût)
Jérémy Berthomier – Chambre d’agriculture Pays de la Loire