Sanitaire : Ne pas relâcher la vigilance
Le nombre de foyers d’influenza aviaire semble enfin se stabiliser : cas et suspicions sont en nette régression. Sur le front de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), la moitié des animaux est désormais vaccinée dans les zones concernées et aucun nouveau cas n’a été déclaré depuis le 21 décembre.
Bien que la région n’ait pas enregistré de nouveau foyer de grippe aviaire en élevage depuis le 17 décembre (74 foyers au total), la prudence reste de mise. Un cas sur la faune sauvage a toutefois été détecté le 22 décembre sur une oie cendrée à Montoir-de-Bretagne.
Influenza aviaire : une accalmie sous surveillance
Les zones de protection sont progressivement levées autour des foyers, au fur et à mesure de l’amélioration de la situation sanitaire. Au 1er janvier 2026, les arrêtés préfectoraux des départements de Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire et Deux-Sèvres, délimitant des zones réglementées supplémentaires seront remplacés par des arrêtés instituant des zones infectées faune sauvage (ZI FS).
Concernant le protocole vaccinal sur les canards, une troisième injection est obligatoire lorsque l’abattage intervient plus de six semaines après la deuxième injection. En cas de seconde injection tardive, celle-ci doit être réalisée au plus tard à 35 jours, avec une tolérance de quatre jours, soit 39 jours maximum.
Un dépistage continue d’être mis en œuvre dans les 48 h précédant tout mouvement, à raison de 20 volailles par bâtiment.
En dindes, la surveillance s’effectue par chiffonnette lors du détassage, entre 48 et 72 h avant un mouvement, sur le matériel d’abreuvement, puis à raison d’une chiffonnette par semaine pendant deux semaines après l’enlèvement.
Le bâchage des camions est strictement obligatoire en zone réglementée. En zone de protection, le détassage des canards et des dindes reste interdit.
Indemnisations en zones réglementées : l’urgence économique
Si les acomptes sont en cours de versement pour les élevages abattus sur ordre de l’administration, Éric Coutand, président de la chambre d’agriculture de Vendée, a rappelé la nécessité d’agir rapidement également pour les élevages dont l’activité est arrêtée pour plusieurs mois. « Environ 1 300 bâtiments de volailles de chair se sont retrouvés sans pouvoir produire pendant plusieurs mois, et le redémarrage ne pourra pas se faire de manière simultanée », explique-t-il. Le responsable professionnel participera aux réunions prévues les 8 et 15 janvier au ministère afin de porter la voix des éleveurs avicoles des Pays de la Loire et demander que l’indemnisation compense pleinement les pertes subies, comme lors des précédentes crises. « Il faut aller vite, car certains éleveurs connaissent déjà des difficultés de trésorerie », alerte-t-il.
À ce stade, les acomptes versés aux élevages foyers représentent un peu plus de 4,5 millions d’euros, avec 33 dossiers reçus en Vendée et 9 en Loire-Atlantique, dont 3 déjà instruits.
DNC : maintien du protocole
La situation de la DNC continue d’inquiéter fortement les éleveurs bovins ligériens. La cellule de dialogue scientifique réunie le 22 décembre a confirmé le maintien de la stratégie de dépeuplement total et sur place des foyers infectés.
La FRSEA et plusieurs acteurs de la filière bovine des Pays de la Loire avaient demandé que les animaux issus de zones réglementées, dans un délai à définir précédant la déclaration d’un foyer, puissent être placés sous surveillance, afin de prévenir tout risque de diffusion de la maladie. Cette option n’est pas possible réglementairement, sauf en cas de lien épidémiologique avéré avec un foyer. Donc les animaux vendus avant la déclaration officielle d’un foyer feront bien l’objet d’un suivi.
Isabelle PINTENAT – FRSEA Pays de la Loire