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Chambre d'Agriculture : Propos de saison

PROPOS DE SAISON - Pensez à vos analyses de terre & Surveiller l’échauffement du foin

Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison. 

Valoriser les effluents avant maïs

Dans un contexte de prix d’engrais minéraux élevés,       il est important de bien valoriser les effluents organiques. Les épandages de fumier doivent être réalisés suffisamment tôt avant le semis dans le cas de fumiers frais de bovin, caprin, ovin ou porc. Pour ces fumiers, l’azote présent sous forme organique a besoin d’être minéralisé pour être assimilé par le maïs. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de les épandre 1,5 à 2 mois avant le semis. Dans ce cas, l’intérêt est double : meilleure valorisation du fumier et diminution de la pointe de travail avant les semis de maïs. A l’inverse, les lisiers (et fumier de volaille) nécessitent d’être épandus au plus proche du semis. Un épandage par vent faible, avec prévision de pluie à venir et une incorporation rapide permet de limiter les pertes d’azote ammoniacal (qui peuvent aller jusqu’à 50 % en conditions de sol sec, par temps ensoleillé et venteux). De plus, les effluents apportent du phosphore et de la potasse qui peuvent se substituer en totalité ou en partie aux engrais minéraux.

Christophe LE GALL – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

Azote sur blé : Gérer le deuxième apport après un démarrage tardif

Le pilotage de la fertilisation azotée cette année demande de l’agilité. Si votre premier apport a été décalé à cause de la météo ou de la portance des sols (il y a seulement 15-20 jours), les blés, actuellement entre épi 1 cm et 2 nœuds, entrent dans la phase de besoins maximaux. C’est autour de ces stades que se construit le rendement.

L’azote apporté lors du premier apport (40-60uN) a été en grande partie valorisé et participe au verdissement actuel des parcelles. Au vu de l’avancement rapide des stades, il convient de prévoir le deuxième apport rapidement. On prévoira d’apporter le restant de la dose prévisionnel moins l’apport protéine.

Il reste préférable de positionner l’apport d’azote lorsque des pluies sont annoncées et si l’azote du premier apport a eu le temps d’être valorisé.

Killian GUIGNOT-MUFFET – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

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