Chambre d'Agriculture : Propos de saison
Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison.
Semis du maïs : attendre ou profiter du créneau ?
Souvent, le semis du maïs se réalise en fonction de repères de dates depuis un certain nombre d’années ! Ces dates doivent elles évoluer avec le climat ? Certains profitant de créneaux météo favorables dès début avril alors que la plage traditionnelle de semis en bocage se situe souvent entre le 1 et 10 mai.
Que risque-t-on à semer plus tôt ? que risque-t-on a maintenir une date de semis début mai ? Tout dépend des conditions météo à la floraison et à « l’état agronomique » de la parcelle début avril ! Comme elles ne sont pas connues 2 mois à l’avance, il est donc difficile de faire le bon choix. Néanmoins la probabilité que le semis du mois de mai reçoive moins d’eau que le semis du mois d’avril tout au long de son cycle est bien présente. En cas de semis précoce, il faut veiller aux températures dans les jours qui suivent le semis pour assurer une levée rapide.
En 2025, un essai en bocage a permis de comparer des dates de semis. Le semis du
5 avril a fait 12.8 T de ms alors que le semis du 6 mai a produit 10.8 T de ms.
Denis GUILLOTON – Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Lit de semence : ni trop fin ni trop collant
Le lit de semences fournit des conditions permettant une levée rapide et uniforme garantissant aux graines accès à l’eau, l’air et la chaleur.
Les 10°C du sol déclenchant du semis est atteint. Le vent et la chaleur des derniers jours tendent à l’asséchement des sols. Au moins 50% des agrégats du lit de semences doivent mesurer moins de 5 mm, pour garantir une levée homogène, même en cas d’absence de pluie après le semis. En cas de désherbage au semis, la présence de trop de mottes ou résidus en surface sont à proscrire. Il convient de trouver le bon équilibre. Le prélèvement de poignées de terres à différents endroits et profondeurs (de 0 à 10 cm) vous guide. Si la terre se désagrège en poudre, il y a un risque de mauvaise remontée d’eau par capillarité. Si la poignée se fragmente en 2, 3 morceaux et ne colle pas la bonne structure est atteinte. Des passages de travail du sol trop nombreux peuvent ainsi s’avérer inutiles et coûteux.
Jeanne BAILLY – Chambre d’agriculture Pays de la Loire