Chambre d'Agriculture : Propos de saison
Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison.
Fièvre catarrhale ovine
Du 1er juin 2025 au 1er juin 2026, plus de 10 000 foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) ont été recensés en France. 70 % causés par le sérotype 3 et 30 % par le 8, dorénavant durablement installés d’après les spécialistes.
Du 1er juin au 15 juillet 2026, plus d’une cinquantaine de foyers FCO de sérotype 3 ont été recensés en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Aucun foyer pour le sérotype 8 ou la MHE.
Les températures élevées des dernières semaines ont eu un effet néfaste sur les moucherons, vecteurs de la maladie, mais dès que les températures sont redevenues clémentes de nouvelles générations ont pu rapidement voir le jour. Il faut donc rester vigilant.
Pour échanger sur ce sujet mais également sur d’autres maladies, la chambre d’agriculture propose une nouvelle formation : « sécuriser son cheptel face aux maladies infectieuses ». Elle aura lieu, en Vendée, le 22 octobre, avec l’intervention de Céline Peudpièce, docteur vétérinaire. N’hésitez pas à vous manifester si vous êtes intéressés.
Agnès CECHETTO – Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Semis de colza : préparations suspendues par le sec
Dans les conditions actuelles de sécheresse, de grosses interrogations résident dans la possibilité de réaliser les semis de colza si ces conditions persistent. Pourtant, la culture garde tout son intérêt tant sur le plan financier (marge intéressante) que sur le plan agronomique.
On le sait, la réussite du colza passe en grande partie par la réussite de l’implantation. L’objectif étant de permettre une levée rapide et une atteinte du stade 4 feuilles avant mi-septembre.
Aujourd’hui, au vu des conditions il n’est pas possible d’envisager des travaux pour corriger des tassements éventuels. Si des tassements sont suspectés préférez changer de parcelle. Un travail profond ne ferait que remonter des mottes qui seront difficilement gérables.
Certains secteurs ont été arrosés, ainsi un premier déchaumage peut être réalisé. Pour les parcelles pour lesquelles cela est encore possible un travail superficiel peut s’envisager. Ainsi, tout orage qui pourrait survenir viendra humecter le sol pour préparer au mieux la préparation ultérieure du lit de semences. Pour les autres, il faudra attendre des conditions plus propices. Dans tous les cas, nous recommandons d’essayer un passage pour évaluer la qualité du travail.
Avec des semis qui pourraient s’annoncer tardifs, on augmente fortement le risque grosses altises, il est impératif de ne pas semer dense (maximum 35 grains/m2) et de tout mettre en œuvre pour une croissance rapide à l’automne (fertilisation au semis en respectant la réglementation).
Dalya KADI – Chambre d’agriculture Pays de la Loire