agri85

Chambre d’Agriculture : Propos de saison

Chambre d'Agriculture : Propos de saison

PROPOS DE SAISON - Pensez à vos analyses de terre & Surveiller l’échauffement du foin

Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison. 

Les avantages de ne pas semer trop tôt les céréales.

Dans la mesure où les conditions climatiques et la portance des sols le permettent, un semis de céréales plus tardif présente plusieurs atouts : moindre salissement et moindre sensibilité aux maladies (piétin verse, piétin échaudage, septoriose). Un semis plus tardif permet également de moins exposer les céréales aux pucerons d’automne vecteurs de viroses (Jaunisse Nanisante de l’Orge en particulier). Hormis le choix variétal en orge d’hiver (variétés tolérantes à la JNO), c’est le principal moyen de lutte pour limiter les risques. En blé tendre, seules deux variétés inscrites sont tolérantes. Concernant le triticale, souvent semé tôt dans les terrains les plus hydromorphes, il est moins touché que le blé ou l’orge par le piétin échaudage ou la JNO. Cependant, il est très concerné par les attaques de mouches (géomyza), qui sont plus fréquentes en semis précoces. Le créneau de semis « idéal » est un compromis entre conditions météo favorables et moindre risque sanitaire et se situe environ vers le 20-30 octobre.

Christophe LE GALL – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

Blé tendre : miser sur la diversité variétale

Semer plusieurs variétés de blé tendre dans une même parcelle peut constituer un véritable levier pour sécuriser la production. Chaque variété possède ses propres caractéristiques en matière de précocité, de résistance aux maladies, de tolérance au stress hydrique ou encore de potentiel de rendement. Les associer permet ainsi de répartir les risques face aux aléas climatiques et sanitaires.

La diversité variétale peut notamment limiter la progression de certaines maladies. Une parcelle composée de variétés présentant des sensibilités différentes offre moins de conditions favorables à la propagation rapide d’un pathogène. Cette complémentarité peut contribuer à préserver le potentiel de rendement et à réduire la pression sanitaire.

Cette stratégie demande toutefois de bien choisir les variétés associées, notamment en tenant compte de leurs cycles, de leurs débouchés et de leurs caractéristiques agronomiques. Bien raisonné, le mélange variétal constitue donc un outil supplémentaire pour maintenir le potentiel de rendement et la régularité des cultures de blé tendre.   

Yann PELLOQUIN – Chambre d’agriculture Pays de la Loire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut