Chambre d'Agriculture : Propos de saison
Chaque semaine, la chambre d’agriculture Pays de la Loire livre ses propos de saison.
Faire un diagnostic de vos prairies
Avec le retour de la pluie (30 à 80 mm) fin août et des températures plus fraîches, les conditions climatiques ont été plus favorables pour les prairies.
Après ce changement de météo, quelques jours après, on observe déjà des choses suivant les espèces :
- Fétuque élevée ;
- Dactyle : reverdissement rapide dans la majorité des parcelles ;
- RGA: reverdissement pour les RGA implantés depuis moins de 2 ans, peu ou pas de redémarrage pour les plus vieilles parcelles ;
- RGI: pas de reprise
- Trèfle : timide redémarrage, des relevés de graines lorsque le trèfle a égrainé dans l’été ;
- Levées importantes d’adventices (Paturin, Mouron….).
Pour les prairies qui repartent correctement, il faut attendre que la hauteur d’herbe atteigne 10 cm à l’herbomètre avant d’envisager un pâturage. Un pâturage trop précoce risque de fatiguer de nouveau les prairies.
Pour les prairies avec des reprises partielles, il faudra envisager un sursemis avec des espèces à implantation rapide (RGH, RGI, trèfle annuel…). Cette technique est aléatoire et il faut une bonne humidité du sol. Ces sursemis ne se feront pas avant la fin septembre.
Pour les situations trop dégradées, il faut envisager un travail du sol et un semis. Le choix des espèces et des variétés à implanter sera défini suivant les objectifs de valorisation au printemps (dérobée ou production précoce de fourrage : méteil ou RGI ; prairie longue durée : multi-espèces avec une forte proportion de fétuque élevée…).
Sébastien ROUSSEAU – Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Couverts d’interculture
L’été s’efface peu à peu sous les nuages et la fraîcheur retrouvée. C’est le signal attendu pour les semis de colza, de prairie et de couverts.
Au-delà de leur intérêt agronomique, l’implantation des couverts est souvent une obligation réglementaire. En interculture longue, des dates d’implantation sont à respecter selon la culture précédente. Avant de choisir un couvert, il est impératif de se poser les bonnes questions. En effet, les couverts peuvent répondre à différents objectifs : capter l’azote, améliorer la structure du sol, produire de la biomasse ou du carbone. Il est toutefois impossible d’exceller partout à la fois. Inutile de rechercher des mélanges trop complexes. Deux à quatre espèces bien choisies suffisent souvent. L’important est de viser un service précis plutôt qu’un nombre élevé d’espèces, tout en maîtrisant les coûts d’implantation.
Les crucifères (radis, moutarde) sont adaptées pour produire rapidement de la biomasse et apporter du carbone. L’avoine est intéressante pour son effet structurant grâce à son système racinaire développé. Les légumineuses peuvent être intéressantes pour avoir un effet azoté sur la culture d’après.
Émilie LEGAST – Chambre d’agriculture Pays de la Loire