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Complément au remboursement partiel de la taxe foncière non bâti sur les prairies des deux marais

FDSEA+JA Vendée ont obtenu face aux pertes de récolte 2024 sur prairies des marais via un complément de remboursement exceptionnel et automatique d’une partie de la taxe sur le foncier non bâti pour les parcelles concernées. Depuis l’automne 2023, les exploitants agricoles vendéens ont subi une pluviométrie excessive qui a directement affecté le rendement de leurs productions, avec l’équivalent de quasi deux années de pluviométrie. Afin de soutenir les exploitants vendéens ayant subis des pertes de récolte, la FDSEA et les JA avaient obtenus des remboursements partiels de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) dès octobre 2024. Pour le président de la FDSEA, Brice Guyau « Les services fiscaux vendéens avaient sollicité des précisions sur les pertes prairies après plusieurs rendez-vous et remonté des pertes. Nous avons donc obtenu un dégrèvement complémentaire pour les prairies classées au cadastre de 30%. Ce dégrèvement s’est appliqué, sans aucune démarche des exploitants ou propriétaires, par remboursement depuis la mi-mai, soit par virement direct sur le compte bancaire du propriétaire si ses coordonnées bancaires sont connues soit par lettre chèque ». Selon Fabien Lucas, co-secrétaire général de la FDSEA « Ce remboursement représente en moyenne par exemple sur les prairies des deux marais dégrevés à 30% 16.50€/ha ! ». Brice Guyau et Guillaume Barteau s’accordent sur le fait que « ce remboursement ne couvre pas les pertes supportées par les exploitants agricoles vendéens cette année mais donne un signe positif étant rappelé que le bénéfice du dégrèvement est au bénéfice de l’exploitant ». Voici la mention particulière qui sera portée sur les avis de dégrèvement à chaque propriétaire : “Nous vous rappelons que le dégrèvement accordé au bailleur d’un bien rural à la suite de calamités agricoles doit bénéficier au fermier (article L 411-24 du code rural et de la pêche maritime”. Par conséquent, le fermier déduit du montant de fermage à payer, au titre de l’année au cours de laquelle a eu lieu le sinistre, une somme égale au dégrèvement. Le propriétaire doit reverser le montant au fermier. Le président des JA Guillaume Barteau relève que le remboursement représente un montant estimé par la profession à plus de 5 millions d’euros pour la ferme Vendée.

L’arbre… dans nos rétroviseurs, dans nos jumelles ou dans nos champs ?
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L’arbre… dans nos rétroviseurs, dans nos jumelles ou dans nos champs ?

L’arbre… dans nos rétroviseurs, dans nos jumelles ou dans nos champs ? Nos haies, bourreaux des rétroviseurs, sont-elles devenues rétros ? Désuètes, en ruines, épineuses… Certaines haies semblent enracinées dans le passé, malmenées par les habitudes, déconsidérées. Pourtant, elles sont « protégées » ? Oui, cependant, ce n’est pas leur qualité qui est préservée, mais bien un linéaire, plus ou moins vivant. À l’avenir, « on y viendra » disent certains agriculteurs, indécis, regardant à travers leurs jumelles. D’autres voient l’arbre au présent, dans leurs champs, tel que Guillaume Dagron qui témoigne de l’intérêt de ses haies pour ses cultures : « Je suis agriculteur en polyculture-élevage biologique. J’observe les interactions entre mes haies et mes cultures depuis plusieurs années. J’ai de vieilles haies qui ont grandi avec des prairies et qui coexistent maintenant avec des cultures. Leurs racines concurrencent en eau et en lumière mes cultures de printemps. En revanche, elles ont des effets bénéfiques sur mes cultures d’hiver : levées plus rapides, protection du gel tardif, et mon rendement est augmenté. Enfin, cela limite la verse, notamment de mon maïs.  Par ailleurs, le découpage de mes parcelles par des haies participe à la limitation de la dissémination des plantes indésirables telles que le chardon. Je m’inspire parfois du maillage visible sur les photos anciennes pour replacer des haies aux endroits stratégiques. Ainsi, mes haies ont des effets négatifs, mais beaucoup plus d’effets positifs qui me confortent quant à leur utilité pour mon exploitation. » Aujourd’hui, de plus en plus d’agriculteurs reconnaissent les bénéfices des arbres en agriculture, à condition qu’il y ait « le bon arbre au bon endroit ! ». Ainsi, de nombreux arbres ne sont ni rétros, ni lointains, mais bien enracinés dans les champs.  Gestion durable des haies, plantation d’arbres, de fruitiers, de truffiers… La chambre d’agriculture des Pays de la Loire accompagne techniquement et financièrement les agriculteurs et leurs arbres. Emmanuel Montailler Article précédent

Semer son couvert d'été dans les trois jours suivant la moisson
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Semer son couvert d’été dans les trois jours suivant la moisson

Semer son couvert d’été dans les trois jours suivant la moisson Engagé en agriculture de conservation des sols depuis plusieurs années, Valéry Landeau est un agriculteur sensible au changement climatique. Pourquoi avoir mis en place cette pratique ? Quand j’ai commencé à semer des couverts, j’attendais jusqu’au 15 août, espérant des pluies. Avec des étés de plus en plus secs et la volonté de réussir mes couverts végétaux, j’ai cherché des alternatives. C’est grâce à mon groupe de progrès de la chambre d’agriculture que j’ai commencé à tester la stratégie de semer le couvert dans les trois jours suivant la moisson. Je l’ai maintenant adoptée depuis quatre ans. Concrètement, comment cette pratique est mise en place ? Je sème mes couverts en direct avec un semoir Weaving à disques inclinés, évitant ainsi le dessèchement causé par le déchaumage. Dans le projet, le couvert était un mélange de neuf espèces (féverole, tournesol, sorgho, lin, vesce, trèfle d’Alexandrie, phacélie, radis chinois, moutarde) et je recharge en féverole en octobre si nécessaire. Depuis, j’ai modifié le couvert pour réduire le coût des semences et avoir des espèces qui s’implantent plus vite. Ensuite, je détruis les couverts avec un léger déchaumage au printemps avant d’implanter du maïs au strip-till. Attention, il ne faut pas que le couvert soit monté à graine donc surtout pas de sarrasin ! Quel est votre ressenti sur cette pratique ? Bien que le couvert ne soit pas nécessairement mieux qu’un couvert semé plus tardivement, la stratégie permet de maintenir le sol couvert et d’atteindre certains objectifs agronomiques (grâce à un bon enracinement). La réussite repose principalement sur le fait d’être opportuniste, selon les conditions climatiques de l’année. En conclusion, la réussite d’un couvert d’été est très variable d’une année à l’autre, notamment à cause du manque d’humidité au moment du semis et des semaines suivantes. La stratégie « couvert d’été post-moisson » est une solution qui augmenterait la réussite. En effet, l’idée est que le couvert implanté puisse bénéficier de l’humidité résiduelle de la culture précédente pour se développer. Les résultats du projet Climatveg ont montré qu’elle fonctionne même lors des étés secs mais cela n’apporte pas de plus-value au couvert en cas d’été humide comparé à la stratégie « semis au 15 août en attendant la pluie ». Les futurs étés tendraient vers des conditions sèches et chaudes, ce qui donnerait de l’intérêt à cette stratégie. Le second avantage est que le couvert est implanté dès juillet, ce qui lui laisse plus de temps pour profiter du mois d’août. Il n’est pas nécessaire de travailler le sol pour préparer le lit de semence car cela provoquerait l’effet inverse. L’usage d’un semoir pour semis direct est conseillé puisque ce dernier bouleversera très peu le sol, en privilégiant des semoirs à dents. Alexis Cochereau Article précédent

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POUSSE DE L’HERBE • BULLETIN RÉGIONAL N° 16 •

POUSSE DE L’HERBE • BULLETIN RÉGIONAL N° 16 • Les bonnes pratiques pour se protéger des aléas estivaux Les prairies subissent de plein fouet les températures élevées et le manque d’eau. La pluie tombée a plutôt bien été valorisée, mais le sol reste en déficit hydrique. Il faut donc préserver les prairies pour leur permettre de repartir lorsque les conditions climatiques le permettront. Un seul mot d’ordre : préserver les prairies Objectif préserver les prairies La sécheresse estivale ayant de l’avance il est impératif de préserver les prairies pour leur permettre de repartir d’un bon pied lorsque les conditions climatiques seront de nouveau favorables. Il faut donc éviter le surpâturage et de revenir trop tôt sur les parcelles. Pour ce faire : Faire des parcelles dites « parking » :  il s’agit de limiter la dégradation à une seule parcelle et affourager plutôt que de retourner trop vite sur les parcelles et risquer de les surpâturer. Pour rappel : avec une croissance moyenne de 20 kg MS/ha/jour et une densité de 250, on obtient une accumulation de biomasse de +0,08 cm par jour. Au bout de 13 jours, on obtient +1 cm de plus sur la prairie. Il est donc très important de laisser des temps de repos plus important. Le temps d’atteindre des hauteurs d’herbe suffisantes, il est nécessaire d’ajuster la ration. Il faut donc diminuer la part d’herbe dans la ration pour diminuer la pression au pâturage. Il est l’heure de faire l’état des stocks La météo chaude et sèche sur une grande partie de la région depuis plusieurs mois a avancé d’un mois les sécheresses estivales. Ces conditions climatiques conduisent à un impact direct sur l’état des stocks fourragers. Il faut donc d’ores et déjà réaliser des bilans fourragers pour être sûr de pouvoir subvenir aux besoins des animaux durant la période estivale qui s’annonce longue. Les besoins en fourrages : Effectifs par catégorie animal x besoins (kg/j) x durée (j) = besoins totaux (kg MS) Stocks de fourrage : Ensilages herbe : Volumes des silos (m3) x densité (kg/MS/m3) = total tMS Ensilages maïs : Volumes des silos (m3) x densité (kg/MS/m3) = total tMS Enrubannage : Nombre de bottes x poids des bottes (kg MS) = total tMS Foin : Nombre de bottes x poids des bottes (kg MS) = total tMS Si le bilan fourrager est négatif, il faut choisir une ou des stratégies qui vont permettre de nourrir convenablement les animaux jusqu’à ce que d’autres fourrages soient à nouveau disponibles. On retrouve comme solution l’implantation de dérobés estivaux, l’achat de fourrages, réformer les animaux improductifs, conserver les récoltes d’orge (paille + grain). L’objectif est de privilégier les fourrages de meilleure qualité aux animaux les plus productifs. Dérobées estivales pour faire face à l’été Les dérobés ont la capacité de pousser dans des conditions plus rudes (sèches et chaudes) et assurent une croissance en période critique en prenant le relais sur les prairies. Les conditions de réussite sont très liées à la météo sur la phase de levée.  La présence de pluies et des sols encore humides restent des conditions préalables primordiales pour envisager des dérobées estivales en diminuant les risques économiques. Les résultats de productivité des dérobées restent cependant « aléatoires » et peuvent être coûteuses (objectif rester sous les 100 € TMS produites => 2 tMS sinon préférer l’achat…) ACTION PARTENARIALE : CHAMBRE D’AGRICULTURE PAYS DE LA LOIRE & SEENOVIA Article précédentArticle suivant

SR 85 : « Je voulais sortir de ma zone de confort »
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SR 85 : « Je voulais sortir de ma zone de confort »

SR 85 : « Je voulais sortir de ma zone de confort » Matéo Giraud a rejoint l’équipe du Service de Remplacement du secteur de La Châtaigneraie après son BTS Acse et un CS bovin viande.  « Mes patrons m’ont transmis leur passion du métier », répète Matéo Giraud, 21 ans quand on le questionne sur son jeune parcours en agriculture. Non issu du milieu, c’est le voisinage d’une ferme face à la maison de ses parents à Saint-Sulpice qui a animé, enfant, ses premiers émois agricoles entre tracteurs et vaches. Ses trois ans et demi d’alternance en BTS Acse(1) et CS Conduite d’un élevage bovin viande au sein du même Gaec Chaigneau, à Saint-Maurice-des-Noues, ont affiné son intérêt pour la production allaitante. Il y a puisé son enthousiasme professionnel au contact de ces exploitants « attentifs et pédagogues ». « J’ai su alors que j’étais sur la bonne voie », résume Matéo. Depuis fin janvier, il a intégré l’équipe du Service de remplacement du Sud-Vendée. « Postuler au SR, c’était une façon de m’ouvrir à des pratiques différentes, des productions différentes », justifie le nouvel agent qui avait jusqu’alors été porté par son apprentissage. Découvertes En devenant remplaçant, Matéo n’est pas déçu par le dépaysement, entre lavage en atelier cunicole avant les mises bas, traite, pansage, sevrage en porcherie, volailles, travaux culturaux. « Sortir de ma zone de confort, voir si j’étais capable d’assumer autant de changements, c’est ce que je recherchais », positive le jeune salarié qui s’est même découvert un intérêt pour la production porcine. « J’aimerais en apprendre davantage », évoque Matéo lui-même surpris par le sujet.  Il l’admet, au SR il faut faire preuve de « beaucoup de capacités d’adaptation quand, en une journée, on commence par la traite, puis on va dans une deuxième exploitation avant de filer dans une troisième ». Il réalise que « l’organisation est très différente de ce qu’[il] connaissait comme apprenti ! ». Au démarrage de son contrat au SR, Matéo s’est d’abord un peu inquiété de son planning léger, mais depuis trois mois, les semaines sont complètes, cumulant même quelques heures supplémentaires.  Gagner en maturité Il a le sentiment de faire progressivement sa place ; il remarque que « les adhérents [le] connaissent mieux, certains qui avaient perdu l’habitude du SR reprennent quelques missions ». Depuis deux mois, il assure la traite dans la même exploitation où l’un des associés est en arrêt de travail. Matéo veut y voir une expérience qui fait gagner en maturité « car le temps du remplacement, on nous confie une exploitation, ce n’est pas rien… ». Il a aussi compris que la confiance se prépare : « Maintenant, j’ai pris le pli d’appeler l’adhérent avant d’intervenir pour préciser les horaires et les travaux. Même si les responsables planning nous donnent déjà ces indications, je trouve que c’est important de revoir ça avec l’agriculteur, c’est aussi une façon de me présenter ; il sait que je viendrai ! ».  D’ici quelques années, comme la plupart de ses collègues, Matéo espère s’installer, « avec des associés pour garder une vie sociale, familiale et pour pouvoir croiser plusieurs visions du métier, des techniques, des projets… ». Quand il s’interroge sur son avenir, quand il essaie de rebattre les cartes pour tester ses certitudes, la même évidence apparaît, il ne se « voit pas faire autre chose que devenir agriculteur ». Et il en rit.  Catherine Baty Article précédent

PROPOS DE SAISON - Pensez à vos analyses de terre & Surveiller l’échauffement du foin
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PROPOS DE SAISON – Pensez à vos analyses de terre & Surveiller l’échauffement du foin

PROPOS DE SAISON –  Pensez à vos analyses de terre & Surveiller l’échauffement du foin Retrouvez les propos de saison, des conseils et méthodes de culture saisonnière pour des résultats adaptés à chaque période de l’année. Pensez à vos analyses de terre N’oubliez pas que vous pouvez faire des prélèvements de terre toute l’année après vos différentes récoltes. S’il est plus fréquent de faire des prélèvements après les moissons, vous pouvez en faire aussi après la récolte de méteil ensilage ou de méteil grain. D’un point de vue réglementaire, c’est d’en faire une entre le 1er septembre et le 31 août. Sur le plan agronomique, vous pouvez revenir sur les mêmes parcelles tous les cinq-six ans pour faire une analyse de sol qui est indispensable pour mesurer l’évolution de sa composition chimique. Elle permet d’ajuster les apports de fertilisants, d’amendements calcaires et de repérer les carences qui peuvent être très limitantes pour l’expression du rendement potentiel. Dans les situations où vous reprenez des terres, et que vous êtes sans historique agronomique, vous avez tout intérêt de faire une analyse complète qui comprendra la granulométrie, le statut organique du sol avec la représentation du C/N, le statut acido-basique (pH et CEC) et la fertilité chimique des différents éléments (CaO, MgO, K2O, Na2O, P2O5, k2O/MgO et CaO/MgO). À la chambre d’agriculture, par l’intermédiaire de votre conseiller agricole, les analyses de sols sont transmises au laboratoire du Larca au Mans.     Stéphane CHIFFOLEAU Surveiller l’échauffement du foin Après la période de récolte des foins, se pose le problème du stockage. Il faut en effet vérifier si le foin est assez sec pour être entreposé. Généralement, une des premières indications d’échauffement du foin est une odeur caractéristique (odeur de tabac à pipe et parfois de la vapeur s’échappe). La combustion spontanée du foin a lieu habituellement pendant les deux premiers mois du stockage. Il faut surveiller la température à l’aide d’une sonde à fourrage. On peut suivre le guide de température suivant : 65 °C – Début de la zone dangereuse ; 70 ° C – Danger ! Sonder toutes les 4 h ; 80 ° C – il y a probablement des poches de feu ; 100 ° C – Critique ! En présence d’oxygène, la combustion aura lieu. Si on ne dispose pas de thermomètre, on peut plonger une tige de fer ou de cuivre au cœur de la botte pendant une heure. Si la tige, une fois retirée, est presque trop chaude pour être tenue à mains nues, il y a un problème.  Christophe LE GALL Article précédent

Formation transmission jacques et Christian
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Sobriété et maîtrise technique au service de la rémunération

Sobriété et maîtrise technique au service de la rémunération  Le jeudi 19 juin, les éleveurs de viande bovine sont invités à une matinée portes ouvertes au Gaec La Coutancière, à Martinet. Quatre ateliers seront proposés sur les thèmes de la performance économique, le choix des espèces prairiales, l’enjeu de la transmission et l’engraissement de réformes à l’herbe. Christian et Jacques Giraudeau sont les deux associés du Gaec La Coutancière, à Martinet. Leur exploitation spécialisée en viande bovine compte 130 vêlages en race charolaise, en système naisseur engraisseur, avec achat d’une cinquantaine de broutards par an. La surface de 135 ha est totalement consacrée à l’atelier viande bovine depuis 2025.  3,5 Smic/UMO sur l’atelier viande Les éleveurs réalisent un Couprod chaque année depuis 2015 avec Bovins croissance Sèvres Vendée conseils. Cette analyse régulière de la performance technico-économique de l’atelier viande bovine leur a permis de travailler sur l’amélioration de leur système de production et de leur rémunération. Ils sont ainsi passés d’une rémunération de 1,1 Smic/UMO en 2015 à 3,5 Smic/UMO en 2023 sur l’atelier viande bovine. Depuis 2017, leur rémunération est supérieure à 2 Smic/UMO, malgré un contexte économique global en viande bovine contraignant. Les éleveurs expliquent avoir « toujours visé la performance sans vouloir grossir l’exploitation pour rester à taille humaine. Mais 130 ha pour vivre à deux, c’est peu ! Il a fallu déployer plusieurs stratégies pour être performant. » Ces différentes stratégies seront abordées lors des quatre ateliers présentés, jeudi 19 juin.  Les éleveurs ont ainsi progressivement travaillé sur la spécialisation de leur exploitation en viande bovine. De 35 ha de cultures de vente en 2015, ils sont passés à zéro en 2025 avec une augmentation de la surface fourragère et de la part de céréales auto-consommées. « Nous avons déchargé le système fourrager car nous achetions du fourrage chaque année et les rendements de céréales n’étaient pas forcément à la hauteur », témoignent-ils. En parallèle, les éleveurs se sont formés au pâturage tournant dynamique depuis 2017 et ont travaillé sur la conduite de leurs prairies (choix des espèces, date de fauche, etc.). « La mise à l’herbe débute dès février si possible pour les génisses et on se fixe l’objectif de fermer le silo d’herbe au 31 mars au plus tard avec un premier tour de pâturage terminé. » En parallèle des évolutions de leur système fourrager, les éleveurs ont travaillé sur la génétique du troupeau avec un IVMAT à 105 pour les vaches et 120 pour les mâles. « Le travail génétique réalisé paye aujourd’hui techniquement », se félicitent-ils.   Pas peur de payer de la MSA La maîtrise des charges de l’exploitation est également un objectif fort pour les éleveurs. « On saisit nous même les factures afin de garder la main sur nos charges », détaillent les éleveurs. « Et on ne veut pas « casser » du résultat en investissant dans du matériel. On n’a pas peur de payer de la MSA ou des impôts ! », plaisantent-ils. Leur stratégie de mécanisation est économe avec l’adhésion à deux Cuma pour la plupart des travaux de l’exploitation. « Notre objectif est de faire vieillir notre matériel avec un entretien régulier et de cibler les investissements dans le seul matériel indispensable, ou à risque, pour notre système d’exploitation. Pour le reste, le tracteur le plus récent de l’exploitation a 15 ans et la mélangeuse date de 2008 ! Et si on a besoin ponctuellement d’un tracteur, on passe en leasing avec la Cuma. » Les charges de mécanisation sont ainsi restées stables entre 2015 et 2023 et sont inférieures à la moyenne du système.  Transmission de l’exploitation Depuis quelques années, les éleveurs préparent la transmission de leur exploitation. Les deux frères n’auront pas droit à la retraite en même temps, mais ils ont fait le choix de quitter tous les deux l’exploitation au départ de Jacques. « Il me restera au minimum cinq ans à travailler, explique Christian, mais après mûre réflexion, je ne souhaite pas recommencer avec un nouvel associé à 59 ans. Je ferai donc une reconversion pour les années qu’il me reste. » La transmission d’une exploitation est un processus qui prend du temps. Les éleveurs se sont formés sur ce thème en 2022 et sont prêts à s’adapter selon le profil du repreneur. « On s’est fixé 2028 au plus tard pour dernière limite mais on est prêt à arrêter avant », expliquent-ils. Plus globalement, l’enjeu de la transmission en viande bovine est un sujet clé pour l’avenir de la filière et sera abordé lors de cette journée dans un atelier dédié en présence d’un des deux éleveurs.  Mathilde Vionnet Article précédent

Les affiches arrivent
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Les affiches arrivent

Les affiches arrivent À moins de 100 jours, la communication s’active pour la fête de l’Agriculture 2025 ! La fête de l’Agriculture 2025 est portée par un comité passionné et riche en compétences. Tous ses membres partagent la même ambition : communiquer positivement sur leurs métiers et valoriser le monde agricole. Cette 40e édition promet d’être animée et enrichissante, avec de nombreuses nouveautés, et même du jamais-vu pour une fête agricole !Pour atteindre cet objectif, la communication autour de l’événement va s’intensifier d’ici à l’ouverture, prévue le 30 août. Le comité participera à divers rendez-vous locaux pour faire connaître la fête à un large public et recruter les bénévoles indispensables à son bon déroulement (plus de 800 bénévoles seront mobilisés durant le week-end). Les médias locaux relaient également l’information et contribuent à l’enthousiasme grandissant autour de cette grande célébration vendéenne. Dès à présent, les affiches arrivent et seront bientôt visibles dans les commerces et lieux stratégiques vendéens, pour attirer un maximum de visiteurs le jour J. Et les efforts de promotion ne s’arrêtent pas là : en juillet, deux bâches XXL seront installées le long d’axes routiers pour capter l’attention des automobilistes et renforcer la visibilité de la fête de l’Agriculture 2025. Rejoignez l’équipe en tant que bénévole ! Le succès de la fête de l’Agriculture 2025 repose en grande partie sur l’implication de bénévoles motivés et passionnés. Le comité d’organisation lance donc un appel à toutes celles et ceux qui souhaitent s’investir dans cette aventure humaine et festive. Les bénévoles seront essentiels pour assurer les diverses missions logistiques et organisationnelles qui feront de cet événement une expérience inoubliable pour tous. Votre engagement sera précieux pour faire rayonner notre patrimoine agricole. Devenir bénévole Si vous souhaitez rejoindre l’équipe dynamique et participer à la mise en valeur de l’agriculture locale, contactez Maxime Arnaud, responsable bénévoles, au 07 66 88 38 26 ou via le lien suivant : https://vorg.fr/feteagriculture Rappel des réunions d’informations bénévoles à 19h La Chapelle Palluau – salle polyvalente – le vendredi 20 juin Communauté de Communes Vie et Boulogne – le vendredi 27 juin Noëlla Bougret Article précédent

illustration MSA 44-85 - ne pas utiliser
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MSA 44 – 85 : Un module web interactif

Un module web interactif Cotisations : la MSA vous aide à y voir plus clair. Les cotisations sociales sont essentielles au financement de la protection sociale, mais elles suscitent souvent des interrogations. Pour y répondre, la MSA lance “Vos cotisations en clair”, une démarche pédagogique pensée pour les exploitants agricoles visant à mieux faire comprendre le calcul et l’utilisation de leurs cotisations. Des outils pédagogiques pour des repères concrets Les exploitants agricoles disposent désormais d’outils leur offrant des repères concrets pour mieux comprendre le fonctionnement des cotisations : – Une page interactive pour comprendre en un coup d’œil comment sont calculées les cotisations et à quoi elles servent. – Une foire aux questions (FAQ) pour répondre aux principales interrogations des assurés. – Une vidéo tutorielle pour décrypter facilement le contenu de la facture de cotisations. Ces outils sont accessibles sur le site vos-cotisations-en-clair.msa.fr. En complément, les équipes de la MSA restent mobilisées pour accompagner les exploitants. Plus de transparence, plus de compréhension Avec cette initiative, la MSA réaffirme son engagement à rendre le système de protection sociale agricole plus transparent et accessible. En facilitant la compréhension du fonctionnement des cotisations, elle renforce la confiance des exploitants en leur apportant des réponses concrètes. MSA 44 -85 Article précédent

𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟐 𝐣𝐮𝐢𝐧
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𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟐 𝐣𝐮𝐢𝐧

𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟐 𝐣𝐮𝐢𝐧 Conformément aux dispositions de l’arrêté départemental du 24 mai 2023 susvisé, l’évolution des débits et niveaux d’eaux aux points de référence entraîne les niveaux de restriction suivants  Les arrêtés en cours sont consultables ici : https://www.vendee.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Eau-et-Nature/Eau/Secheresse-et-ressource-en-eau-en-Vendee/Les-arretes-de-limitation-des-usages-de-l-eau-en-cours-en-2025 Article précédent

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